lundi 19 décembre 2016

Moteurs de la décision

Je me demande si l'homme n'est pas aux prises avec deux forces :
  • Ses convictions. Elles portent sur sa vision du monde, par exemple s'il est individualiste, ou humaniste. (Autrement dit s'il ne voit pas plus loin que son intérêt instantané, ou s'il pense qu'il sert une cause plus large.)
  • Son inertie naturelle, qui tend à le pousser à croire que ce qu'on lui dit est conforme à ses convictions, et donc qu'il peut rester dans un état végétatif. 
à cela vient s'ajouter le fait qu'il part avec un bagage. La société lui a lavé le cerveau, afin qu'il ne vienne pas bouleverser l'ordre existant. Ce n'est que petit à petit qu'il va comprendre que ce qu'on lui présente comme parfait est plein de contradictions. S'il a le courage de dépasser son inertie, il approchera petit-à-petit de ses convictions. Jusqu'à ne plus être victime de cette inertie. 

C'est peut-être le sort des saints ou de Socrate, ou ce que dit Confucius de l'homme de 70 ans, ou le message du Tao. Tous ce monde, plus ou moins rapidement, a trouvé sa "voie" ? Ses actes et ses paroles sont cohérents. Et ils sont adaptés à l'univers qui l'environne.