samedi 25 février 2017

François Hollande

Autour de moi, on loue François Hollande. Incroyable. Explication. Depuis qu'il est en préretraite, il multiplie les rencontres avec le petit peuple. Et on le découvre tel qu'on le disait avant son élection : simple, amusant et pertinent. Un ancien collègue a tenté une explication de sa défaite. Il n'a trouvé que : "un charisme de moule". Qui dit mieux ?

Et si son problème venait de ce qu'il n'a pas été tel qu'il est ? La France est inquiète, et il s'est montré distant. Un reportage disait que la force du maire FN était sa présence parmi ses électeurs et d'infimes attentions,  n'est-ce pas ce qui a manqué à M.Hollande ? On ne lui demandait pas des solutions brillantes, il n'y en a pas, mais de montrer qu'il nous entendait, et qu'il ne préparait pas dans l'ombre quelque projet machiavélique ? Il a voulu faire président, alors qu'il aurait dû faire François Hollande ? On peut dire tout le mal que l'on veut de M.Trump, mais il fait du Trump.

Cela rejoint de "grands théorèmes" du changement, que l'on oublie trop souvent :
  1. Sur la communication. Il y a deux critères qui définissent une communication efficace : honnêteté et compétence. Le premier écrase le second. Et si, en jouant un rôle, M.Hollande nous avait convaincu qu'il n'était pas honnête ? 
  2. Sur le changement. On lance le changement "à la manivelle". Tout le monde a les yeux braqués sur les mécontents. En conséquence, il faut identifier ces mécontents et chercher à leur rendre le sourire. Quand c'est réussi, tout le groupe se met en marche. C'est un travail extraordinairement ingrat. On y rencontre toute l'irrationalité, voire la stupidité, de l'espèce humaine. Cela donne envie de se flinguer. Mais quand ça marche, l'effet est miraculeux.