lundi 27 février 2017

Samson et Dalila

Une émission consacrée à Hedy Lamarr m'amène à l'histoire de Samson. (Elle a joué dans le film Samson et Dalila.) Un Freud contemporain aurait peut-être dit qu'il manquait d'affection. En effet, ses problèmes ne commencent pas avec Dalila, mais avec une première femme. Encore une fois, elle lui fait révéler un secret, qu'elle trahit. Et cela lance une vendetta qui se terminera comme on le sait. Mais il est surtout manipulé par Dieu. Car, en jouant sur sa faiblesse pour la femme perfide, Dieu l'amène à entrer au coeur du pays des ennemis. En ébranlant le temple philistin, Samson cause plus de morts que par n'importe quel autre procédé. C'est l'histoire de la bombe atomique de Boris Vian, avec quelques milliers d'années d'avance. En version jihadiste. On y voit aussi un dieu joueur d'échecs qui, comme les dieux grecs, est plus un surhomme qu'un dieu au sens où nous l'entendons. Mais avec une caractéristique culturelle juive : il est intelligent, et il sait que l'homme est le jouet de la femme.