jeudi 23 mars 2017

Parasites

Le leader populiste a compris que plus vous mentez, vous-vous contredisez... plus vous êtes populaire. Aristote en a très bien parlé. C'est même la définition du populisme. Ce phénomène caractérise notre époque. L'Europe en fait, particulièrement, les frais. De la part de quelques-uns de ses membres, mais aussi de pays étrangers (Turquie, USA, Angleterre...), dont elle est devenue la cible. 

Comment réagir ? La tactique du populiste est le parasitisme. Il fait de l'interdépendance sociale une force. Il se nourrit de la destruction de l'édifice collectif. Si la Turquie est aussi forte c'est, si j'en crois ce que j'entends, parce qu'elle est un rempart contre l'immigration. Sans elle, l'Allemagne est submergée, et gagnée, en réaction, par le populisme. La Turquie est forte, parce que l'Europe dépend d'elle. Mais, à l'envers, elle dépend de nous. Et si nous en jouions ? 

Longtemps, jouer sur l'interdépendance sociale s'est fait à la façon grève CGT à la SNCF : je frappe le petit peuple, pour qu'il se révolte contre ceux que je veux toucher. Efficace ? Les Américains se sont mis à la frappe ciblée. Pour toucher un leader islamique ou M.Poutine, il faut s'en prendre à ses intérêts directs. Pas encore très subtil, mais à creuser ?