mercredi 19 avril 2017

Interdépendance

J'anime un club. Deux membres se disputent. J'en écarte un. Mais je continue à le voir. Un jour, il me raconte ses projets. Je sais la personne dont il aurait besoin pour les faire réussir. Mais elle appartient au club... Dominique Delmas dit que le secret du développement durable est l'interdépendance. Nous devons comprendre que nous dépendons tous les uns des autres. Et de la nature. Or, grâce à Internet et à la globalisation, jamais nous n'avons été aussi liés les uns aux autres. Et de très, très loin.

Ce principe met en tort le droit français. C'est un droit individualiste. Il croit à la culpabilité, au mal absolu. Le droit du développement durable est un droit de l'équipe. Dans une équipe, on a besoin de tout le monde. C'est la pression sociale, ou plutôt de l'écosystème, qui force l'élément le plus faible à s'ajuster. Mais, tout le monde doit lui donner un coup de main, voire s'améliorer pour compenser les particularités du maillon faible. Si un membre refuse la part de changement qui lui revient, s'il juge qu'il est le bon dans un monde de mauvais, il sombrera avec le groupe. La question du développement durable n'est pas plus compliquée que cela.

(Le développement durable pose une autre question. Il semblerait que nous dépensions plus de 150% des ressources renouvelables de la terre. Comme cela dure depuis des années, nous avons dû largement entamer notre capital. Ce qui signifie qu'à force de faire des trous dans la coque pour alléger le bateau, la plus innocente vaguelette risque de l'envoyer par le fond. Le jour où ce sera le cas, il faudra se mettre à nager, sans avoir appris la natation...)