dimanche 30 avril 2017

Les grandes gueules

Un film sur l'amitié, c'est rare. Un film, dans lequel on gagne les batailles, mais on perd la guerre, encore plus. On veut réinsérer des prisonniers en liberté conditionnelle dans la société. Au début, il faut faire leur bien contre eux. Au moment où l'on croit avoir réussi, c'est l'échec. L'équilibre était trop instable. C'est aussi un film sur les principes. Bourvil, en particulier, tient tête à la société, oligarques locaux ou mafieux parisiens, au péril de sa vie, par révolte contre l'injustice. 

Morale de l'histoire ? Peut-être, comme dans certains films de Clint Eastwood, la vie est une lutte, le bonheur est d'être "droit dans ses bottes". Cela permet de se faire quelques amis.

(Film de Robert Enrico, 1965.)