dimanche 7 mai 2017

Emploi public

L'emploi public aurait cru de un million et demi en une trentaine d'années. Cause : la décentralisation. Les collectivités locales se sont mises à recruter sans retenue. Et l'Etat central ne semble pas avoir réduit ses effectifs. Cas classique de changement incontrôlé ?

Ce qui me surprend, c'est que, en trente ans, j'ai l'impression que les services publics se sont dégradés sérieusement. Que s'est-il passé ? Nous en demandons toujours plus aux services publics ? Le potentat local se fait élire en dépensant toujours plus de l'argent public ? Cercle vicieux de désorganisation bureaucratique ?...

Après tout, cela fait de l'emploi. Certes, mais il faut financer tout ce monde, et cela se fait au détriment du consommateur et de l'entreprise. En ces temps de concurrence mondiale, on peut imaginer que cela produit des faillites et des chômeurs, et des mécontents, et des terroristes... Un cercle vicieux en appelle un autre ? 

M.Fillon, et ses 500.000 suppressions de postes, était-il dans le vrai ? Tout est une question de manière. Créer 500.000 chômeurs et dégrader encore les services publics, cela aggrave la situation. Il est mieux de commencer par restructurer le service public pour plus d'efficacité (en termes de résultat, avant de penser coûts). Cela va créer des personnels surnuméraires. Ils doivent sortir du système, pour ne pas le pénaliser, tout en étant préparés à une reconversion. Si le changement est efficace, on peut imaginer qu'il transforme le cercle vicieux ci-dessus en un cercle vertueux et que les personnels publics soient aspirés par la demande nouvellement créée.