mercredi 28 juin 2017

Energie de l'espoir

Un ancien étudiant m'écrit (extraits) :
Une chose me marque aujourd'hui (...) c'est l'énergie que doit déployer la personne qui est censée "conduire le changement". Face à la réticence au changement, au déni et aux volontés d'immobilisme, il faut être à même de déployer beaucoup d'énergie pour consulter, écouter, convaincre, répérer des leaders, les accompagner (...) Il faut aussi savoir accepter que les choses n'avancent pas à la vitesse souhaitée alors que nous y mettons une énergie folle. Je n'avais pas connaissance d'une telle importance de ce facteur "énergie" mais conduire le changement c'est pour moi épuisant.
Mon expérience (extraits) :
  1. Oui. Il faut beaucoup d’énergie. Il faut surtout « y croire ». C’est cela qui donne l’énergie. J’ai mis du temps à comprendre que c’est ce qui, en grande partie, faisait réussir mes missions. Je crois à mes clients plus qu’ils ne croient en eux ! 
  2. Mais il n’y a pas que l’énergie. En effet, plus vous aurez du succès dans le changement, plus on vous donnera à traiter des cas compliqués. Et, face à une multinationale, la seule bonne volonté ne marche pas. Il faut passer de l’amateurisme au professionnalisme. Il faut constituer un corpus de techniques. Car il existe des techniques pour ne pas s’épuiser. 
  3. Mais, il ne faut pas se faire d’illusions. Nous avons tous appris par essais et erreurs. Regardez ce qui marche dans ce que vous faites, et dans quelles conditions cela marche. Ensuite, la prochaine fois que vous serez dans une situation compliquée, demandez-vous si vous n’avez pas déjà rencontré quelque chose du même type, et comment vous avez fait. 
  4. Autre chose, de très important, une sorte de « grand théorème » de psychologie : on évacue le stress en parlant. M’écrire est une bonne chose. Mais vous pouvez aussi chercher des gens avec qui discuter de votre expérience (et de la leur).
(En espérant que le lecteur trouvera ici quelques conseils utiles.)