dimanche 11 mars 2018

Intelligence artificielle

On nous dit : puisque l'IA a défait tel ou tel champion, l'IA est plus forte que l'homme. Mais, alors, les chevaux devraient nous remplacer puisqu'ils courent plus vite que nos champions ! Le professeur Marcotorchino avance des éléments plus rationnels. L'IA moderne est caractérisée par :
  • De "vieux" algorithmes qui deviennent utiles, parce que l'on dispose de masses des données. (Encore que, il ne faut pas se laisser emporter par un enthousiasme excessif : ces données ne sont disponibles que dans un cas minime de situations.) 
  • Une puissance de traitement informatique sans précédent, grâce, notamment au cloud et au calcul en parallèle. 
  • Une utilisation massive des techniques "d'apprentissage" permises par des avancées en mathématiques, notamment de la théorie de la "géométrie de l'information" (transport optimal de Cédric Villani) et de linéarisation (la linéarisation, est une technique qui consiste en un changement d'espace mathématique, qui transforme des problèmes généralement quadratiques en problèmes linéaires). 
Il poursuit en montrant que les circonstances favorables à l'IA sont assez rares. Pour les autres, il faut résoudre, au coup par coup, des problèmes compliqués. IA est l'art du bourrin ? Beaucoup d'énergie pour pas grand chose ?

N'est-ce pas le cas de toutes les innovations ? Ce qui me frappe lorsque je visite le musée des Arts et Métiers est qu'entre l'idée et la réalisation, il y a eu des décennies de bricolages, parfois risqués. L'IA est-elle suffisamment séduisante pour que l'on fasse assez de sacrifices pour qu'elle éclose ?

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