samedi 24 septembre 2022

Enseignons l'histoire

La Russie a gagné la guerre de 40, pensaient, à 85%, les Français d'après guerre. Aujourd'hui, ils pensent, avec les mêmes chiffres, que ce sont les USA. 

Autrement dit, les opinions se retournent comme des gants.

Voilà ce qu'écrit Régis Debray. 

Il donne aussi les pertes américaines : 400.000 morts environ. 

Les statistiques données par wikipedia disent que, effectivement, USA et Angleterre ont perdu relativement peu de monde. Même la ridicule France a eu plus de morts qu'elles ! En URSS, en Chine, dans les colonies occidentales, ça a été un carnage. 

Suggestion à l'Education nationale : mettre l'histoire à son programme.

La cigale de 68

Et si la "valeur travail" avait révulsé la génération 68 ? Et si elle avait réussi son coup, en faisant travailler pour elle ses enfants et petits enfants ? Et si elle avait "rationalisé" ses envies sous la forme de pseudo théories philosophiques qui ont abusé la population ?  

D'où parles-tu camarade soixante-huitard ?

Cela expliquerait pourquoi tout notre pays est "monté à l'envers" ? 

(Conséquence du billet précédents et de l'analyse de Nicolas Dufourcq.)

vendredi 23 septembre 2022

La République des cigales

Retraites : où se trouve le problème ? Chez les retraités, dit un article

Ils ont un niveau de vie nettement supérieur à celui de la population. D'où prélèvements toujours plus grands sur les actifs et l'économie. D'où cercle vicieux : plus l'économie est faible moins elle peut alimenter les caisses de retraite, et plus il faut prélever. 

Décidément, volontairement ou non, nos gouvernements avaient décidé de liquider le travail, "l'industrie" au sens fourmi du terme. Mais voilà, la bise est venue... et nous sommes fort dépourvus. 

(Un curieux graphique :




En 70, les hommes semblent ne pas survivre à la retraite. Théorie du genre à l'envers : ils cotisaient pour leurs femmes, dont l'espérance de vie était bien supérieure à la leur ?)

Degré zéro de la culture

Hannah Arendt a écrit, il y a bien longtemps, La crise de la culture.

Effectivement. Aussi bien en Chine qu'en France, tout ce que l'on appelait "culture" a été liquidé. 

C'est le résultat d'un étrange phénomène, dont la "contre culture" américaine semble le principal vecteur. (Un précédent billet.) 

Cela explique certainement la haine que suscite maintenant les USA, et l'Occident, en général. Mais aussi que chaque pays cherche à s'agripper à ce qui lui reste de traditions. 

Seulement, il n'a plus que les yeux pour pleurer. La question qui se pose est, en fait : comment cela se réinvente-t-il, une culture à soi ? 

La réponse est peut-être dans la crise, qui est fréquente ces temps derniers. Chaque crise est une rencontre de l'absurde. C'est l'occasion de se poser une question existentielle. Et, qui sait ? ces questions sont peut-être en nombre fini ? Quand nous saurons, à nouveau, qui nous sommes, les crises s'arrêteront ? 

jeudi 22 septembre 2022

Le talon de Donald

Un véhicule financier utilisé par M.Trump aurait des difficultés. J'ai pensé que la finance était son talon d'Achille. Et, effectivement, j'ai lu, hier, que la justice de New York l'attaquait pour avoir falsifié ses comptes. Il s'est prétendu plus riche qu'il n'était, ce qui lui valait des avantages. 

Règlement de compte politique usant de la méthode qui a réussi avec Al Capone ? En tous cas, on ne prête qu'aux riches...

La corruption du rock

Pour se libérer du régime cubain, les rockers cubains s'injectaient le VIH. Voilà ce que j'ai entendu dans une ancienne émission de Radiolab, diffusée par la BBC. 

Lorsque l'URSS a sombré, Fidel Castro, a dit "le socialisme ou la mort". Des jeunes l'ont pris au mot. Ils écoutaient la musique de la lointaine Californie. Ils voulaient, eux-aussi, être des rockers. Ils ont trouvé la parade aux pressions du régime. Une fois infectés, on les envoyait dans des centres de soin, qui se trouvaient être de petits paradis. Et personne n'osait les toucher. Seulement, ils étaient de Cubain teints dans la masse. Ils croyaient qu'ils avaient la meilleure médecine du monde, et qu'elle guérirait le Sida. Ils ont regretté, amèrement, leur erreur. 

Ce qui est remarquable, dans cette histoire, est la puissance destructrice de la musique anglo-saxonne. Elle semble avoir trouvé un écho partout dans le monde. Elle a été une arme de destruction massive dans une lutte des générations, qui a produit une "table rase" culturelle. 

Voilà un type d'épidémie sociale qui semble sans précédent, et qui mériterait une étude. 


mercredi 21 septembre 2022

La Russie mobilise

M.Poutine mobilise ses réservistes, lisais-je. 

Je lis aussi que les marges de la Russie s'agitent. L'armée russe n'est plus là pour les calmer. Ou, autre explication vue : on doute désormais de sa puissance.

On parle aussi, de plus en plus, en la prenant au sérieux, d'une guerre nucléaire. 

Leçon de changement ? Si l'on veut espérer une amélioration, il faut passer par une dégradation, voire risquer le désastre ? Car, si l'on en juge par le passé, le seul moyen de faire bouger le gouvernement russe (contrairement à ce que semble penser notre gouvernement) est que son peuple s'émeuve de la mort de ses enfants... 

(PS. Après avoir écrit cet article, j'entends dire que les réservistes russes font tout pour éviter le rappel.)

La grande désindustrialisation

"la France se place aujourd’hui aux derniers rangs de l’Union européenne en matière d’industrie. ( )  juste devant des pays tels que le Luxembourg, les Pays-Bas, la Grèce, Chypre, ou bien encore Malte qui n’ont jamais véritablement été industriels. De plus, sur la période de rebond de l’industrie, entre 2016 et 2019, la France n’est que 21e en termes de croissance de l’emploi industriel (2 %)." (Article.)

Voilà un exemple de crise systémique. A l'image de la révolution culturelle de Mao, notre gouvernement a voulu la disparition de l'industrie. Et il a réussi un véritable "nettoyage ethnique". Il est extrêmement difficile de résister à la puissance d'un Etat. 

Question intéressante : quels ont été les survivants ? 

Les études que mène l'association des interpreneurs indiquent trois pistes :

  • La Vendée. Ce qui a fait que des régions telles que la Vendée, la Bretagne ou le Pays basque ont résisté, c'est le lien social. L'entraide. 
  • Des entrepreneurs ont compris, à l'opposé, qu'ils ne pouvaient compter que sur eux-mêmes. Cela a produit deux types d'entreprises :
    • Les héros. Ils ont choisi de s'extraire de la concurrence par les prix, par l'innovation. Seulement, ils n'avaient aucun moyen financier, contrairement aux Allemands ou autres. Alors, ils ont fait de la "lean innovation", une sorte de système D, à risque maximum. Ce sont souvent des ETI. 
    • Les Vietnamiens (au sens "guerre du Vietnam"). Ceux-là ont choisi de s'enterrer. Ce sont, par exemple, les PME du Jura pauvre. Elles aussi sont "lean". Elles n'ont plus rien à perdre et les crises ne les touchent plus. 

mardi 20 septembre 2022

Lyon la prospère ?

Lyon n'est que travaux. Cela fait longtemps que je n'avais pas rendu visite à la ville, et je ne me souvenais pas d'avoir vu autant de travaux. Signe de prospérité ? 

J'ai aussi rencontré beaucoup de jeunes, et vu des quartiers entiers fait de nouvelles entreprises. J'en conclus que oui, probablement, la ville a le vent en poupe. 

Curieusement, j'ai l'idée inverse pour Paris, cité qui est aussi en travaux. Elle me semble morne, triste, déprimée, vieille... 

Comme quoi il ne faut pas juger la ville sur ses travaux ? 

(Apparemment, la cause des travaux serait la même : des idées, similaires, de leurs maires.

Je me souviens d'un passage en Espagne, là aussi à une époque de grands travaux. Je n'avais jamais vu autant de grues, et ce même dans de petits villages. Eh bien, c'était un moment de grande spéculation, qui s'est très mal finie.) 

Renier le passé

Un jeune homme disait : regardez comme j'ai changé. Hier, je parcourrais le monde en colon et en avion, aujourd'hui, je suis une pasionaria de la bicyclette. (Linkedin)

Ailleurs on dévisse les statues des anciens, parce qu'ils ont mal pensé, ou mal agi. Faut-il renier son passé, au nom du présent ? 

Ou reconnaître qu'il n'y a ni bien, ni mal absolus, mais un monde en évolution ? Un monde qui se construit en avançant, et donc qui peut s'égarer si l'on ne s'interroge pas sérieusement à chaque pas qu'il fait ?

Le début de la responsabilité ?