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samedi 20 décembre 2008

Barak Obama mécontente les homosexuels

Certains font des gaffes qu’ils regrettent, pas Barak Obama. Il semble penser la moindre des ses décisions jusqu’à ses plus ultimes conséquences.

Depuis quelques jours la presse anglo-saxonne débat de son choix d’un pasteur, colossalement populaire mais peu ami des homosexuels, comme officiant lors de la séance d’investiture présidentielle.

Barak Obama a pris l’émoi frontalement. Peut-on le soupçonner de ne pas être favorable à la cause homosexuelle ? Non. Ce qu’il veut ? Que la nation américaine ne se divise par en fractions hostiles. Qu’elle s’unisse. Pour cela elle doit affronter ses divergences.

Politiquement, la manœuvre est habile : le pasteur en question représente une Amérique d’en bas hostile vis-à-vis de l’élite intellectuelle qu’Obama personnifie. C'est un signe formidable de réconciliation.

Réflexion sur la démocratie ? La démocratie ce n’est pas la dictature de bons sentiments qui clouent le bec à une majorité. De ce fait envenimant les hostilités jusqu’à ce qu’elles explosent. Ce n’est pas plus la majorité qui réduit au silence la minorité. La démocratie c’est le débat qui se nourrit de convictions opposées, apparemment, mais qui résultent de perspectives différentes. Et qui en déduit une vérité qui les transcende.

C’est un exemple de traitement de « déchet toxique ». La difficulté du procédé est, c’est évident ici, de le dévoiler. Comment ne pas terminer en martyr ? Faire appel à des principes supérieurs à ceux en cause. Si Barak Obama veut attaquer le racisme américain, il devra éliminer les conventions qui l’empêchent de s’exprimer. Pour faire surgir ses racines et les éliminer. Il aura besoin de ce type de techniques.

Quant à lui, 2 observations.
  • Une confiance surprenante en sa capacité à affronter les questions les plus délicates. En la puissance de la raison, et de la sienne en particulier. Mais la raison peut-elle toujours dompter l’émotion ? Surtout si c’est celle d’une nation ?
  • Cette confiance en soi a quelque chose d’inquiétant : et s’il n’écoutait pas suffisamment ? S’il négligeait, un jour prochain, le signal d’un malaise mal exprimé ?

Dial it down a notch, President-elect Barack Obama tells gays, Michael McAuliff, Daily News, 19 décembre.
De la liberté.
No drama Obama.

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