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jeudi 12 février 2009

Communication présidentielle

La France a l’image d’un pays protectionniste. Mais l’est-elle plus que d’autres ?

Elle a une industrie automobile qui souffre. Ce qui n’est pas le cas d’autres pays. Elle la secourt, ce qui semble une pratique acceptée. En échange, ceux qui apportent les ressources nécessaires (les contribuables français) semblent justifiés de demander qu’elles ne soient pas utilisées contre leurs intérêts. Tout à fait inacceptable ?

La République tchèque, grande bénéficière des délocalisations, s’indigne. Au nom de quoi ? D’une économie de marché qui a commis de grandes fautes ? Ses règles ne sont-elles pas, au moins provisoirement, suspendues ? D’ailleurs pourquoi ne parle-t-on pas plus des dysfonctionnements de la présidence tchèque de l’UE ? (voir le blog : Coulisses de Bruxelles, UE.) Et pourquoi, si la France veut être protectionniste, n’est-elle pas plus discrète ? Pourquoi semble-t-elle avoir le chic de se faire des ennemis ? (La Chine est un autre exemple : La Chine ne nous aime pas.) Et particulièrement les citoyens du monde qui ne semblent pas les plus irréprochables ?

Justification de la thèse que The Economist avançait lors de la prise de présidence de l’UE par la France (French connection) : gesticulations de notre président en direction de son opinion publique ? Pense-t-il qu’il faut nous payer de paroles, quitte à ce que notre image en pâtisse ? 

Serait-ce un pis-aller, masquant le désarroi d'un dirigeant pris de court par une situation imprévue (Sarkozy en panne ?) ? Anxiété d’apprentissage ?

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