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jeudi 5 février 2009

La réforme comme punition

Les billets précédents sur l’art du changement du Président Sarkozy me font me demander s’il ne veut pas nous punir.

Une idée me traverse la tête : la vision de notre président de la République (Ensemble tout devient possible) n’exige-t-elle pas que chacun d’entre nous crée autant de « biens marchands » que possible ? Ceux qui ne veulent pas « travailler plus » pourraient-ils menacer la réalisation de ses plans ?

À étudier. En tout cas, voilà l’occasion de parler d'une question importante.

La plupart des changements sont motivés par la volonté de punir ceux qui les subissent. Par exemple, le dirigeant veut mettre au pas les « barons » de l’entreprise, contraindre ses commerciaux à vendre ses produits en ne les payant plus que de manière variable…

Mais comment un changement peut-il réussir s’il punit ceux qui doivent le porter ? Si vous voulez punir vos contribuables, pourquoi vous donneraient-ils leurs économies ? Pensez-vous qu’une réforme, qui, inconsciemment, chercherait à punir la majorité de ceux auxquels elle s’applique aurait l’effet désiré sur leur comportement ?

Il n’y a pas à aller chercher plus loin l’échec de beaucoup de changements. 

Complément :

  • Séverine Leboucher du Journal du net m’a demandé les erreurs à ne pas commettre dans le changement (7 écueils en conduite du changement). J’ai dû la décevoir, elle cherchait une dizaine d’erreurs, et, pour moi, l’erreur principale est de ne pas contrôler le changement. Je la prie de m’excuser : j'ai oublié la punition ! (D’autant plus que j'en parle dans un livre !)

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