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jeudi 16 juillet 2009

Contrôle bancaire : vers la solution française ?

Un universitaire revient sur la question du contrôle des organismes financiers. On retrouve ce que disent de précédents billets. En gros :

  1. Il faut augmenter les réserves obligatoires et les ratios de solvabilité des organismes des banques (donc leur capitaux propres), et surtout les faire varier de manière anticyclique : élevés quand les prix des actifs s’emballent, bas sinon. Aucune activité financière, aussi dissimulée soit-elle, ne doit échapper au contrôle.
  2. Idéalement, il faudrait découper le monde financier en métiers simples à contrôler, comme après la crise de 29. Pour une raison qui m’échappe, on y a renoncé. Une alternative serait de diviser une institution financière en 2 : les activités risquées, réglementées de près, et les autres.

Comme ailleurs, je sens un doute quant à la faisabilité de la mise en œuvre de ces mesures. Les banquiers sont bien plus puissants que l’état. Alors, pour les faire plier, il ne reste plus qu’une solution, effrayante. La solution française :

Est-ce que les banques peuvent être rendues inoffensives par une réglementation de leur capital ? Personne ne le sait réellement. Mais le capital est la seule option civilisée qui reste dans la boîte à outils de la réglementation. S’il ne peut pas être utilisé pour protéger le contribuable des pertes, ou s’il ne parvient pas à persuader les banques de se réformer, il y aura des pressions populaires pour des formes plus violentes d’intervention. Les banques sous estiment énormément ce risque. Elles profitent d’un repas gratuit – dans le saloon de la dernière chance. (The Economist : Appetite suppressant.)

Même s’il ne peut pas que les condamner, le libéralisme anglo-saxon considère les bombonnes de gaz installées dans les usines françaises avec attendrissement. De leur succès dépend l’avenir du capitalisme.

Compléments :

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