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samedi 16 janvier 2010

Robert Solow

Robert Solow is not quite up to speed soulève un curieux paradoxe : Robert Solow, prix Nobel d’économie, vient, indirectement, de critiquer le fondement de l’économie moderne :

Celle-ci dit que plus les acteurs cherchent à exploiter les failles du marché, plus ils le rendent efficace, c'est « l'arbitrage ». Lui, reprenant les arguments du bon sens populaire, répond que l’avantage tiré de l'arbitrage n’est pas ponctuel, mais définitif. Résultat : exploitation du faible par le fort.

Si quelqu’un avait parlé comme Robert Solow ne serait-ce qu’il y a un an, on l’aurait cru fou, prix Nobel ou non. Or, à y bien réfléchir, les deux points de vue semblent se défendre. Pourquoi n’y a-t-il pas eu débat sur leurs mérites respectifs ? Comment se fait-il que notre société et sa science absorbent ainsi des idéologies, sans même les discuter ?

Compléments :

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