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dimanche 3 octobre 2010

De l’importance d’être heureux

Être heureux se construit par empilage de petits bonheur, et nous rend résistant à l’adversité. Aussi « il a été montré que se sentir bien améliore la créativité et la capacité à résoudre des problèmes ».

Et l’on peut s’entrainer. Écrire un journal qui parle de ce que l’on trouve bien dans sa vie ; combattre les idées noires ; méditer (la force des moines ?) ; développer des liens sociaux riches (« être socialement isolé est à peu près aussi mauvais pour votre santé que fumer ou boire excessivement, et bien pire que l’obésité ») ; dépenser son argent non en biens de consommation mais « dans des activités sociales ou dans des expériences nouvelles et enthousiasmantes ».

L’inquiétude, au contraire, rapetisserait notre horizon, spatial et temporel.

Ce qui me ramène à mes Charybde et Scylla favoris :
  • L’hypothèse fondamentale de l’économie est que l’homme optimise son « utilité » personnelle - il est égoïste. C’est l’antithèse de la réalité. L’homme est bien quand il donne, quand il médite, et quand il est en société ! Quand il est seul, il crève. Est-ce que les économistes veulent créer un monde inhumain ?
  • La bienpensance et sa voix, les informations de la radio publique, sans relâche dénoncent nos vices et nous annoncent les punitions terribles qu'ils méritent. L’anxiété qu’ils créent ne nous rend-elle pas un peu plus incapables de résoudre les dits problèmes ?
Compléments :
  • L’article dont sont tirées ces idées dit aussi que le niveau de bonheur atteignable est en partie génétique, et qu’un excès de satisfaction, la béatitude ?, n'est pas bon.
  • Il contredit, par ailleurs, une thèse favorite du consultant anglo-saxon : pour faire bouger les gens, il faut une crise (« burning platform »). Ils bougent peut-être, mais ils prennent des décisions idiotes. 

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