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lundi 7 mai 2012

Élections présidentielles : le changement, vraiment ?

Dans mon billet de fin d’année, je disais que le Yin allait remplacer le Yang. C'est-à-dire la solidarité devait prendre le pas sur l’égoïsme. L’élection me donne-t-elle raison ?

Le Yang d’abord : Nicolas Sarkozy est un pur produit du néoconservatisme. Origines et rhétorique identiques à celles du mouvement américain. Seul le mot n’a pas été utilisé. Manque de courage à droite et de culture à gauche ?

Et le Yin ? Pas gagné. L’individualisme de droite pourrait être remplacé par un individualisme de gauche, de même que les Espagnols se sont jetés dans les bras des ultralibéraux. Explication :

Qu’est-ce que l’individualisme de gauche ? Le Trotskysme. Pourquoi est-il puissant ? D’abord, parce que la plupart des barons du PS sont d’anciens trotskystes et que même le PC a recruté un trotskyste, son ennemi mortel !, pour le représenter. Mais, surtout, parce que ce ne sont pas tant les trotskystes qui comptent que leurs idées. Car, s’ils n’ont jamais été plus qu’une poignée d’individus se haïssant les uns les autres, leurs thèses trouvent un écho chez les intellectuels, nos « leaders d’opinion ».

Qu’est-ce que le trotskysme signifie pour nous ? Le moyen-âge.

Pour l’intello de gauche, la France ressemble à ce qu’en dit le film OSS 117 : un pays de fachos antisémites. La mission du dit intello est de défendre les justes, les opprimés : les Roms, les colonisés d’avant la décolonisation, les sans papiers, les palestiniens… ce qui conduit à d’invraisemblables contradictions avec les droits de l’homme, sa religion (cf. le bon Juif et le mauvais Israélien). Mais cette irrationalité n’est peut-être qu’apparente. Car, la religion des droits de l’homme a, comme la religion catholique, la conséquence indirecte de permettre l’asservissement du grand nombre en le convainquant de sa faute originelle. Ainsi que l’écrit Michel Winock, « un des plus durables paradoxes du socialisme » est qu’il tend au totalitarisme (Le socialisme en France et en Europe, Points Histoire).

Bref, François Hollande est en face d’un grand changement : amener le principe de notre société de la haine de l’autre au respect de l’humanité. Notre élite, en particulier, doit cesser d’exploiter nos petits défauts pour ses médiocres intérêts. Elle doit s’atteler à mettre en valeur nos grandes qualités. Elle y gagnera notre affection admirative, et y perdra sa névrose d’Harpagon assiégé par les forces du mal.

Compléments :

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