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samedi 15 décembre 2012

Les années d'Annie Ernaux

Le hasard a fait que j’ai entendu quelques extraits Des années d’Annie Ernaux, par France Culture. C’est pourtant une jolie chose que de savoir écrire ce que l’on pense ai-je envie de dire avec Madame de Sévigné.
Le texte est lu comme une profonde réflexion sur une époque, et les combats de la condition féminine. Alors que, mais est-ce un problème d’échantillonnage ?, elle semble essentiellement préoccupée de relations sexuelles. Fut-ce la grande affaire de sa génération ?
C’est le contraste avec mon père qui m’a frappé. Il avait perdu son père et trois frères et sœurs de la tuberculose, avait eu un frère déporté, avait crevé de faim et de froid pendant la guerre, travaillé dur toute son existence, et pour pas grand chose, et pourtant je ne l’ai jamais entendu se plaindre. Il était même heureux de la transformation qu’avait connue le monde de son vivant. Il aimait le progrès.
Le confort matériel aurait-il fait de nous de malheureux égoïstes ? 

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