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lundi 10 juin 2013

Daniel Cordier et le fascisme

Le décès du « militant antifasciste » dont je parlais il y a peu m’a remémoré une interview de Daniel Cordier, par France Culture. Il fut le secrétaire de Jean Moulin et un résistant. Si je comprends bien, au moment où il s’est engagé, Alain Cordier était ce qu’on appellerait un « fasciste ». C’est le spectacle de la vie qui l’a transformé. Un vieil homme portant l’étoile jaune l’a guéri de son antisémitisme, par exemple. Bizarrement, il avait sauvé au moins un Juif auparavant. Plus curieusement, peut-être, ce qu’il disait de la quasi inexistence des forces de la résistance semble signifier que les ex antifascistes d’avant guerre, qui étaient fort nombreux, avaient massivement choisi la collaboration avec le fascisme, au moins passive.

Faut-il juger les gens sur leurs idées, ou sur leurs actions ? 

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