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mercredi 12 juin 2013

Le mal français : le syndrome de la CGT ?

Et si la France souffrait du syndrome de la CGT ? me suis-je demandé en écrivant le billet précédent. La CGT ne signe jamais aucun accord. N’en est-il pas de même de nous ? Nous ne voulons jamais participer à un débat constructif. Nous préférons réagir quand il est trop tard. N’est-ce pas pour cela que nos gouvernants nous masquent leurs intentions ?

Pourquoi sommes-nous ainsi ? Parce que nous sommes paresseux ? Il est plus facile de dénoncer une injustice que de prendre une décision juste ? Parce que notre société est paternaliste ? Notre rôle social n’est pas de penser ?... En tout cas, cette caractéristique culturelle nous a coûté cher. Après des années d’illusions, nous découvrons que nous sommes des perdants de la globalisation. Et The Economist nous enjoint de reconnaître que nous « n’avons plus les moyens » de ce que possédaient nos parents. Que faire ? Notre tactique traditionnelle, sanctionner le pouvoir, est en défaut. En effet, il ne peut s’appliquer qu’à nous mêmes. Si nous l’utilisons, nous nous enfonçons encore plus.

Et s’il était temps que le Français s’intéresse au monde extérieur, et à la politique ? Qu’il sorte de son repli sur soi, pour agir ? 

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