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mardi 12 mars 2019

Parent et divorcé

Quelques recommandations de quelqu'un qui a plutôt réussi ses enfants, en dépit de divorces :
  • Divorce : fatalement des tensions entre parents. Essayer d'en abriter les enfants ("les négociations sont dures, elles se répercutent sur les enfants"). Surtout "ne pas prendre à parti le gamin", "ne pas l'utiliser comme mesure de rétorsion, ou comme espion". "Ce n'est pas parce que l'autre cache, qu'il faut cacher.", "jouer son rôle de façon neutre : pas oeil pour oeil." 
  • "Sortir du contexte judiciarisé du divorce." Le droit français empêche le contact humain et encourage la surenchère, et envenime les relations. Penser "médiation". "Le meilleur investissement que nous ayons fait." 
  • Adopter des "rituels", pour faire oublier les "souvenirs stressants". 
  • L'enfant demande "de l'équité et de l'égalité". Les meilleures solutions sont celles qui traitent les parents à égalité. Mais ne pas imposer une égalité mécanique, si l'on n'en a pas les moyens, par exemple pas le temps de bien s'occuper de l'enfant que l'on a en garde. Il vaut mieux faire peu et bien, que beaucoup et mal. "Faire quelque-chose qui marque les esprits."
  • Attention, l'enfant n'est pas un ange. Il peut aussi profiter de la situation, et manipuler ses parents. "Faire plaisir aux enfants, ne leur rend pas service." 
  • Vigilance. Enquêter, notamment auprès des professeurs, pour connaître les réactions de l'enfant. Il est important que les parents se parlent, et se parlent de l'enfant, et qu'il le sache. En outre : "le jour où on s'est reparlé, ça a été apaisant pour l'enfant."
  • "Assumer son rôle, sans se débiner". Jouer son rôle de père ou de mère. Tenir ses engagements. Adopter une attitude respectueuse par rapport à son ancien conjoint, en particulier. Cela paie à long terme. 
Au fond, mon interviewé aime ses enfants. C'est peut-être la recette du succès. Si l'on aime, on se pose de "bonnes questions" et on les résout. "Aime et fais ce que tu veux", de Saint Augustin. En tout cas, être divorcé ajoute un sérieux handicap à l'exercice. Et cela doit énormément compliquer la vie personnelle. Je soupçonne que les égoïstes ne doivent pas divorcer.

(Précédent billet sur la question.)