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samedi 7 décembre 2019

Appreciative inquiry : voir ce qui marche, pas le contraire

Il y a quelque-chose qui me frappe, c'est à quel point tous nos propos sont négativement critiques. Même ce qui semble être positif ne l'est pas. Implicitement cela signifie que l'on ne fait pas ce que l'on devrait.

Cause de l'énervement du pays ? Y en a marre des critiques ? Même quand elles n'en sont pas. Chat échaudé craint l'eau froide ?

Tout part, peut être, d'une hypothèse inconsciente. Une hypothèse selon laquelle il y aurait, pour tout, une "seule bonne solution". D'où critique négative : t'es pas capable de faire ce qu'il faut. Et critique positive : il ne t'en faudrait pas beaucoup pour être un champion. Et si je ne pouvais pas en faire plus que ce que je fais ? Hein ? Et toi, tu t'es regardé ?

"Appreciative inquiry", un courant de recherche apparu dans les années 80, observe que nous abordons la vie comme une "résolution de problèmes". Autrement dit, nous faisons l'hypothèse implicite que rien ne va. Appreciative inquiry, au contraire, cherche, "ce qui va", et se demande à quoi ressemblerait le monde si on le bâtissait sur "ce qui va". Du coup, il n'y a plus de problème à résoudre, puisque désormais "tout va" !

(Il n'est pas interdit de penser qu'Alexandre Grothendieck ait procédé de cette façon, en mathématiques : il empilait ce qui marchait, et au bout d'un moment, on découvrait qu'il avait fondre les problèmes. Simple question de patience.)

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