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dimanche 1 décembre 2019

Automobile, Allemagne et changement

L'industrie automobile allemande (seule ?) est dans l'incertitude totale.
  • La législation lui impose le passage à l'électrique. Ce qui a un coût énorme (elle devrait investir 40md€ dans la batterie électrique, sur 3 ans, et reconvertir des usines entières). Mais, surtout, il n'y a pas de demande, et la voiture électrique coûte très cher à fabriquer. 
  • Pour éviter les barrières douanières, elle produit en Chine et aux USA, les usines européennes n'alimentent que le marché européen, anémié. 
  • Elle a fait, pendant des années, de très gros profits, et s'est endormie sur ses lauriers. 
  • Ses syndicats ne permettront des réductions d'effectif que devant une crise. En conséquence, ce sont les sous-traitants qui vont devoir absorber le changement. 
  • On estimerait la perte d'emplois globale à 250.000, sur 10 ans. 
  • En outre, il y a le Brexit, les guerres économiques de M.Trump, et un début de récession mondiale.
Une enquête du Financial Times.

Un constructeur automobile, c'est pire que le Titanic, c'est, technologiquement, extrêmement complexe, c'est des centaines de milliers d'employés, des centaines d'usines, des milliers de sous-traitants en cascade, des petites marges et la nécessité impérative de gros volumes de vente. Que feriez-vous, si vous étiez PDG d'un constructeur ?

Mais ce n'est pas le cas. Qui ne tue pas renforce :  la profession subit, périodiquement, des transformations violentes, des quasi réinventions. Du fait de l'expérience, elle est beaucoup plus résiliente que des secteurs nouveaux.

En revanche, ce sont les petits, en bout de chaîne, vous et moi, qui servent de variable d'ajustement. Et si l'on commençait à s'inquiéter du réchauffement climatique ?

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