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dimanche 8 décembre 2019

Ecosystème et auto-régulation sociale

Les grèves nous montrent que notre société n'est que monopoles, qui peuvent la paralyser. Ce n'est pas uniquement le cas des services publics. Il en est de même de tout. De la médecine, par exemple. Conséquence imprévue de la division des tâches ? Comment y remédier ?

La concurrence ! diront les libéraux. Mais, de la concurrence émerge l'entente, l'oligopole. Toutes les entreprises d'un même secteur font la même chose au même moment. Idem pour le personnel politique. (C'est logique : c'est en s'entendant que l'on a le plus à gagner.)

L'écosystème. Dans l'écosystème, il y a spécialisations, mais pas monopoles. Vous parvenez à vous soigner, même lorsque votre médecin est en vacances, SOS médecin ne se déplace pas et les urgences sont en grève. C'est ainsi que le système maintient le "spécialiste" sous pression. Mais c'est aussi comme cela que le "spécialiste" (et nous en sommes tous) a la garantie d'une rémunération juste : on le paie pour ne pas avoir à faire son travail, de même que j'appelle un jardinier pour tailler ma haie.

(Ce système est résilient : un spécialiste peut disparaître, sa perte sera compensée, et, peut-être, à long terme, un nouveau spécialiste apparaîtra, mais il ne sera pas forcément identique au premier. En fait, tout l'écosystème aura évolué : la période de remplacement aura modifié la spécialisation de chacun de ses membres.)

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