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lundi 6 octobre 2008

Consultant en conduite du changement

Nous sommes tous des as de la conduite du changement.

Le Journal du Net fait paraître une enquête sur le consultant en conduite du changement, dans le domaine des projets informatiques (Consultant en conduite du changement : informer, former et accompagner, Dominique Filiponne, 6 octobre 2008).
Quel chemin parcouru en peu de temps ! Il y a 6 ans j’ai mené une étude sur ce sujet auprès de grands cabinets de conseil, de grandes entreprises, et d’éditeurs de logiciel. Déprime. L’entreprise française n’avait pas compris qu’elle devait se préoccuper de l’impact de ses décisions sur son organisation. C’était à l’organisation de s’adapter, non ?
Aujourd’hui, on parle de changement, et les consultants qui s’en occupent connaissent leur métier.

Mais faut-il des consultants en conduite du changement ? Relisez les articles du Journal du net. Vous verrez que les compétences dont on parle sont celles de nous tous. Nous faisons de la conduite du changement sans le savoir. Bien mieux : les champions ne sont pas parmi les consultants, mais parmi les hommes de terrain.

La plupart de mes étudiants de MBA, des cadres intermédiaires, sont d’étonnants leaders du changement. Ils obéissent exactement à la définition qu’en donne John Kotter. Très tôt dans leur carrière ils ont jugé que leur entreprise se trompait de cap. Or, ils étaient noyés dans la hiérarchie. Mais ils n’ont pas renoncé. Après bien des tentatives, et des échecs, ils ont fini par trouver des moyens d’action. Et ils ont réussi. Et leur management s’est rallié à leurs idées.
De quoi ont-ils besoin ?
  1. Efficacité. Correctement abordé, un changement ne doit pas demander des années, mais des semaines. Pour cela, il ne doit pas se jouer contre, mais avec.
  2. Élimination du stress. Classique de la conduite du changement : le leader du changement donne sa démission alors qu’il triomphe ! Un changement mené sans techniques est usant. C’est le monde de la crise, de l’émotion, de l’irrationalité. Beaucoup de mes étudiants ne veulent plus en entendre parler. Or, il existe des techniques, de bon sens, pour transformer l’aléa en problème intellectuel stimulant (ce qu’essaie de montrer ce blog).

Compléments :

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