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jeudi 21 janvier 2010

Bretton Woods

Avant 1970, les taux de change étaient fixes. Cela ne permettait pas de déficits durables aux nations. Elles devaient modifier l’efficacité de leurs économies pour les compenser. Le système actuel semble s’auto ajuster : si un pays importe plus qu’il n’exporte, sa monnaie se dévalue et son économie gagne en compétitivité.

Ce qui n’était pas prévu, c’est que le déficit américain n’a pas entraîné un affaiblissement de sa monnaie, puisque les Chinois n’y avaient pas intérêt. La compétitivité de l’économie américaine peut donc s’affaiblir sans sanction, à moyen terme.

Plus curieusement, il a semblé que l’inflation avait disparu, qu’elle était contenue par les banques centrales, qui, de ce fait, laissaient leurs taux d’intérêt à un niveau faible. En fait, elle s’est déplacée de la consommation vers le patrimoine (bulles spéculatives).

Les réserves de change ont cru de 55% entre 1949 et 1969. Elles ont alors cru de 2000% entre 1969 et 2000. L’argent supplémentaire a été utilisé pour faire monter le prix des actifs, plutôt que celui des biens de consommation.

Compléments :

  • Par contre la zone euro est une zone à échange fixe : ce qui promet des ajustements douloureux à court terme.
  • Le rôle de ce système de taux de change dans notre crise : Devises. Et une raison de croire que le système serait vicié par construction : Paradoxe de Triffin.
  • L’article dont sont tirées ces considérations : Floating all boats.

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