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jeudi 9 octobre 2008

Changement, communication et crise

Le changement c’est une crise, c’est la menace du licenciement, de la précarité, de gains de productivité obtenus par la force et contre toute logique… Si c’est cela, pour vous, le changement, c’est que vos techniques ne sont pas au point.
  • Certes, l’entreprise française ne sachant pas changer, ses évolutions sont sanglantes. Elle attend trop. Et elle confond changement et démolition. Mais, si vous êtes correctement formé, le changement ce n’est pas cela, même en situation difficile. Le changement c’est d’abord prendre le taureau par les cornes : oui, on veut redresser la rentabilité de l’entreprise. Oui, on aurait dû le faire plus tôt. Oui, cela signifie des licenciements. Mais le licenciement n’est inacceptable que s’il condamne l’homme à un chômage sans espoir. Le système de flexisécurité danois arrive rapidement à placer les personnels licenciés. Pourquoi une entreprise ne serait pas aussi efficace qu’une administration ?
  • Lorsque le changement est subi, lorsque la menace reste sourde, alors il fait peur et il traumatise. Quand on a mis la question sur la table et que l’on s’est donné les moyens de la résoudre, alors le changement est stimulant.
  • Pour faire passer la pilule du changement on parle de communication. Il faut « convaincre », nous enseigne-t-on. Ridicule : que dirions-nous si l’on apprenait que d’autres essaient de nous « convaincre » ? Qu’ils nous prennent pour des benêts ? Qu’ils nous bercent d’illusions pour nous berner ? Nous n’avons pas besoin d’être convaincus : nous voulons comprendre, être traités comme des responsables, pas comme des assistés.
  • La seule communication qui vaille, c’est un exposé ferme du problème auquel nous faisons face et des moyens qu'on nous donne pour le traiter. Et que l’on nous fasse confiance pour le résoudre !

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