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dimanche 7 décembre 2008

Relance par l’investissement

La plupart des gouvernements ont choisi de relancer leur économie en favorisant l’investissement. Quelques arguments pour :
  • Des pays, en particulier la Chine, semblent avoir adopté une stratégie qu’Adam Smith aurait appelée « mercantiliste ». Ils tirent avantage de l’échange non seulement pour entasser des richesses, mais aussi pour favoriser le développement de leurs propres industries au détriment de celles des autres. De ce fait, ils épuisent leurs partenaires et menacent l’équilibre de la planète (Global imbalances threaten the survival of liberal trade).
  • Il semble donc naturel que les cigales d’hier reconstruisent leurs capacités de production, et diminuent leur dépendance vis-à-vis des échanges internationaux. D’ailleurs, une relance par la demande, outre ses effets probablement rapidement bénéfiques, ferait le jeu des fourmis mercantilistes et empirerait les déséquilibres.
  • Dans la logique de l’échange, l’investissement le plus efficace est celui qui développe ce que ne possède pas le reste du monde : les industries en bouton, qui sont à la fois prometteuses et originales. Il faut aussi des entrepreneurs qui soient prêts à saisir l’aide pour développer un empire, et qui n’utilisent pas la subvention comme rémunération du statu quo (ce qui est fréquent chez le Français, très marqué par le fonctionnariat).
  • Les entreprises tendent à adopter un comportement moutonnier, une entente tacite, qui leur évite la concurrence. De ce fait, un pan entier de l’économie finit par se retrouver dans une impasse (cf. l’automobile américaine, et peut-être française). L’action de l’État peut aider à le remettre en piste.

Le plan de Barak Obama. La relance de l’économie, et la création d’une industrie du clean tech américaine, au service d'objectifs sociaux. Transports, amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments publics (d’où économies) et des soins médicaux par le développement de nouvelles technologies (nouvelles économies). C’est malin. Plus malin : il évite l’erreur qui tue le changement. Il met en place un système de contrôle du changement. Il annonce qu’il va investir massivement, mais qu’il attend de cet investissement des résultats concrets, quantifiés. Il va s’assurer qu’ils sont obtenus.

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