mardi 23 août 2016

Les vertus de Pokemon Go

J'ai découvert Pokemon Go, grâce à mes jeunes cousins. Jeu électronique qui consiste à capturer des êtres bizarres qui apparaissent un peu partout dans la nature. Puis à les faire éclore, ce qui demande des kilomètres de marche. C'est le début, ensuite la chose se complique et dépasse mes capacités de compréhension. 

J'ai immédiatement pensé que c'était le jeu de Michelle Obama. Anti-obésité. Il prend le jeune par son vice, le jeu vidéo, mais le transforme en une vertu : il le fait marcher, donc maigrir. Et cela réussit : un cousin me dit avoir perdu 6Kg, pour parvenir au niveau 18. 

(Mais des amis d'une cousine se font payer pour porter des téléphones... Tout le monde n'a pas compris où était l'intérêt du jeu.)

Evil Google

Qu'entend Google par "evil", se demande un article de The Atlantic. Quel est le "mal" selon Google ? "Don't be evil" est une curieuse devise pour une société qui tend à se comporter comme "Big brother".

En fait, evil appartiendrait au langage de la programmation. Ce serait ne pas suivre les bons usages. Usages définis par l'ingénieur dominant.
The Internet industry is committed only to itself, to the belief that its principles should apply to everyone. "Don't be evil" is just another way of saying so.

Energie renouvelable : attrape gogo ?

Je reçois un mail - tract m'informant que "l'olien ne produit pratiquement rien". En effet, du fait de son imprévisibilité, l'énergie générée est perdue. Bref, le contribuable se fait arnaquer au profit d'opérateurs privés.

Seulement, je suis tombé sur une vidéo d'EDF, qui explique, ce qui m'a surpris, que ses centrales sont capables de réduire ou d'augmenter radicalement leur production. De ce fait, elles peuvent s'adapter au renouvelable.  

Décidément, EDF a un problème de communication ?

lundi 22 août 2016

JO, médailles et culture

JO, les USA dominent désormais les jeux. Plus curieux : l'Angleterre. Ce pays un rien ridicule, qui paraît avoir l'avenir derrière lui, triomphe. Depuis que les grandes puissances machos, URSS, Allemagne(s), Chine ou Japon s'essoufflent, les jeux deviendraient-ils anglo-saxons ? Peut-être : très bons résultats de petits pays de peuplement anglo-saxons : Australie, Nouvelle Zélande et Canada, dans une moindre mesure.

Faut-il avoir un esprit anglo-saxon pour réussir ? Ou les Anglo-saxons ayant inventé beaucoup de sports, il est naturel qu'ils y soient restés forts ?  Les JO comme symptôme de la domination culturelle anglo-saxonne ?...

"Sport" vient, d'ailleurs, de l'anglais :
Empr. à l'angl.sport att. dep. le xves. au sens de « amusement, passe-temps, jeu, distraction » d'où, en partic., « distraction de plein air à base d'exercice physique » (1523) et au plur. « série de compétitions athlétiques constituant une manifestation publique ou un spectacle » (1594), v. NED. (CNRTL - qui ajoute : "Sport est issu par aphérèse du moy. angl. disport att. dep. le xives. (NED; MED) et qui a été empr. à la var. desport (cf. Thebes, éd. Constant, vers 1057, var. ms. S) de l'a. fr. deport au sens de « plaisir, divertissement », déverbal de deporter, desporter (v. déporter)")

Vie des centrales

Il est question d'allonger la vie des centrales nucléaires. De trente à quarante ans. Je pensais qu'on allait constater qu'on avait fait un peu trop appel au principe de précaution lorsque l'on avait calculé leur durée de peremption. Et qu'elles pouvaient bien tenir dix ans de plus. 

Mais, en allant sur le site web d'EDF, j'ai découvert que le passage de trente à quarante correspond à un programme de changement des équipements des centrales. Je ne suis pas capable de juger de sa pertinence. Seulement, je constate que j'étais victime de préjugés, et qu'EDF communique fort mal.

dimanche 21 août 2016

Langage des cités.

Un de mes voisins me racontait que notre quartiers avait été fréquenté par des bandes de jeunes. Ils discutaient tard le soir, et fumaient du hasch. Il avait essayé de leur expliquer qu'ils l'empêchaient de dormir, mais rien n'y faisait. Jusqu'à ce qu'un nouveau voisin s'installe. Ce dernier a demandé au premier comment il s'était adressé aux jeunes. Vous avez été trop poli. Ces jeunes parlent comme dans les cités. Mais ils n'en viennent pas. Moi j'en viens, et je sais comment leur parler. Le dialogue entre le nouveau et les jeunes a eu quelque chose d'un film de Clint Eastwood (sans arme à feu). On ne voit plus les jeunes. 

Société en manque d'autorité ?

Nouveau nationalisme

On me racontait la transformation subite d'une famille, que l'on considérait depuis toujours comme des voisins ordinaires, en fondamentalistes à robe et barbiche (fils) et à voile intégral (mère).

C'est étrange. C'est un retour à une tradition qui n'a jamais existé. C'est d'ailleurs le propre de tous les mythes. C'est ainsi que la France a donné naissance à ses ancêtres les Gaulois. Et que les Allemands d'avant guerre ont recréé le moyen-âge. Mais c'est aussi ce qui est arrivé partout. Même la laïcité est en passe de sombrer dans le fondamentalisme ! C'est-à-dire dans un passé idéal et inventé de toutes pièces. Et, surtout, vers lequel on veut revenir. Comme les Nazis, jadis.

Et si l'on inventait l'avenir, au contraire ? Et si l'on se demandait ce que l'on a de bizarre, de curieux, ce qui fait que, que l'on soit juif, musulman, catholique, ou ce que l'on veut, on ne se sent pas chez soi hors de France ? Et si l'on se demandait ce que ce cela peut donner comme solution originale lorsque c'est appliqué aux problèmes du monde ? 

samedi 20 août 2016

Retrouvons notre fierté ?

Salle d'attente. Document de présentation d'un cabinet de conseil. Il parle de fierté. Ce dont a besoin l'entreprise, la société, c'est la fierté. "La fierté d'appartenance, la fierté de son métier, et enfin la fierté de soi."

Fierté ? J'ai pensé à la Gay pride, et à son carnaval bariolé et clownesque. J'ai souri. Et j'ai eu tort. Car, la seule chose que l'on nous dit aujourd'hui, c'est que tout est mal. Nos entreprises, le gouvernement, le pays, nous... Et ce qui est bien, big data ou autre mode du moment, ne marche évidemment pas. Bref, cette "feel bad communication", nous a paralysés.  Or, pour agir, pour changer, il faut des forces. Donc il faut découvrir nos forces. Fierté ?

La stratégie du trou noir

Il y a quelques temps, un chercheur italien expliquait ainsi la prospérité allemande. L'euro cher, voulu par l'Allemagne, rendait non compétitive l'industrie européenne. Si bien qu'elle crevait, et ses marchés allaient vers l'Allemagne. L'Allemagne de l'Ouest avait déjà fait ce coup à l'Allemagne de l'Est, en 89. Depuis, c'est un désert. 

Cela m'a rappelé les travaux de Karl Polanyi. On en a beaucoup parlé après guerre. Selon lui, l'économie est contre nature, par son principe même. Il est que homme ou terre sont des biens qui peuvent s'échanger comme des biens de consommation courante. Ce qui nie les conclusions que l'on peut tirer de notre expérience quotidienne. Cette idéologie détruit donc les pays auxquels elle s'applique. Si bien que les nations essaient de s'en protéger. C'est ainsi qu'il expliquait l'apparition de colonies : des territoires isolés du marché. 

Or, ce qui frappe lorsque l'on considère la seconde guerre, c'est qu'un de ses déclencheurs a été la crise de 29, venue des USA. Et elle a résulté en une destruction de l'Europe, dont les élites, en particulier juives, se sont retrouvées aux USA. Elles lui ont apporté les savoir-faire de leurs pays d'origine. 

Et si le "modèle économique" des USA était de créer le chaos hors de chez eux, pour tirer les marrons du feu ?

vendredi 19 août 2016

SNCF : le wagon ivre ?

Lundi, je suis dans le train venant d'Uzerche. Une heure d'arrêt dans les voies. Un transformateur cramé, si mes souvenirs sont bons. Quelques jours plus tôt, c'était une cousine qui arrivait, sur la même ligne, avec deux heures de retard, problème de "machines". Mercredi-soir, gare Saint Lazare : chaos. Les panneaux d'affichage paraissent en panne. On ne sait plus quel train part, ou si les trains partent. Des employés de la SNCF passent en crachotant dans un micro, on n'entend rien. On n'entend pas mieux ceux qui utilisent les hauts parleurs de la gare. Samedi, une voisine a terminé son voyage en taxi.

Des signes d'organisation, tout de même : on a mobilisé du monde à gilet rouge pour bloquer l'accès aux trains bondés. Désormais, à la SNCF, le dysfonctionnement est devenu la nouvelle normale ? Comme dans ma gare de banlieue, où une voix vous annonce régulièrement "l'état du trafic", comme s'il allait de soi que l'arrivée des trains soit aléatoire. 

La SNCF donne la curieuse impression d'être un navire sans pilote. Le phénomène est-il neuf, ou résultat d'un laisser-aller qui dure depuis plusieurs décennies ? 

(Il est vrai que l'entreprise est exceptionnelle : on s'y livre à une "lutte des classes", alors que c'est un service public.)