Attention : la définition que ce blog donne à changement n’est pas celle que nous avons en tête.
Le changement de ce blog est un changement de comportement collectif.
Exemple : le transport automobile. Le code de la route, et les usages de conduite nationaux, organisent le comportement des automobilistes.
Maurice Godelier va plus loin : l'humanité est la seule espèce capable de modifier les règles qui la gouvernent... Le changement, selon la définition de ce blog, est le propre de l'homme.
Que signifie « changement » pour ce blog ?
Le changement de ce blog est un changement de comportement collectif.
Une entreprise, une nation, une équipe… sont des « organisations », un certain nombre de règles, explicites ou non, « organisent » les comportements individuels, afin que leur combinaison réalise certains objectifs donnés.
Exemple : le transport automobile. Le code de la route, et les usages de conduite nationaux, organisent le comportement des automobilistes.
Lorsque ces groupes humains désirent faire ce qu’ils ne faisaient pas jusque-là (réduire les risques d’accident), ou si une évolution de leur environnement (pénurie pétrolière) rend inopérantes leurs pratiques usuelles, ils doivent changer, et, donc, changer « d’organisation ».
C’est pour cela que la discipline qui s’intéresse plus particulièrement au changement s’appelle « Organizational behaviour » en anglais, et « Sociologie des organisations », en français.
En quoi cette définition diffère de celle que nous avons en tête :
Notre définition du changement vient du dictionnaire, ou du bon sens :
- Le changement c’est les autres. Tous nos politiques parlent de changement. Nous sommes persuadés que le Grand soir est en leur pouvoir, que nos difficultés viennent de la mauvaise volonté de nos semblables, et qu’il suffit de lois pour leur faire rendre gorge. En fait, l'homme change très lentement. Et plus il vieillit moins il est malléable. C’est la rançon de la spécialisation qui fait son efficacité. Un grand intérêt de la société est qu’elle lui hôte les désagréments d’une transformation personnelle.
- Nous n’avons pas besoin de changer, puisque nous changeons sans arrêt. Dans cette acception, l’Éducation nationale est un champion du changement, puisque ses élèves se renouvellent constamment, ses cours et ses professeurs aussi. On peut en dire autant de toute organisation, et de toute entreprise. Ou même de tout individu, qui change, par exemple, avec les modes vestimentaires. Ce changement n'en est pas un, il est inhérent à la vie.
Le changement organisationnel est le propre de l'homme
Le changement « organisationnel » consiste, en modifiant les procédures qui guident notre comportement collectif, à faire « immédiatement » plus avec les mêmes moyens, ou la même chose avec moins de moyens.
C'est le moteur même d'une l'économie dont la raison d'être est le gain de productivité. Adam Smith explique ainsi que c'est grâce à la division des tâches qu'une usine d'épingles peut en produire des milliers par jour, alors qu'un individu seul ne saurait peut-être même pas en fabriquer une seule. La croissance économique, dit-il, vient de cette réorganisation de plus en plus efficace de notre façon de produire.
Maurice Godelier va plus loin : l'humanité est la seule espèce capable de modifier les règles qui la gouvernent... Le changement, selon la définition de ce blog, est le propre de l'homme.
Compléments :
Christophe Faurie : Paris Dauphine
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