Le blog de Christophe Faurie a vu le jour en 2008. En 2012, d’autres passionnés par la question du changement l’ont rejoint pour former le « cercle du changement ».
Ils sont soit des praticiens à l’aise avec la théorie, soit des théoriciens à l’aise avec la pratique. La plupart d’entre eux ont une carrière à cheval entre l’entreprise et l’université. Beaucoup ont écrit des livres.
En voici quelques-uns (la liste se complète au gré de l'arrivée de leurs photos et de leurs présentations) :
Christophe Faurie. Créateur et animateur de ce blog, je me suis donné la première place dans cette liste ordonnée alphabétiquement.
Pendant l’essentiel de ma carrière je me suis vu comme un manager qui avait du mal à tenir en place. Jusqu’à ce que je comprenne que j’aimais trouver une entreprise ayant des difficultés à se transformer, découvrir son métier, lui donner un coup de main, et passer à un autre problème.
Il y a une dizaine d’années j’ai voulu écrire mon expérience. J’ai découvert que j’avais réinventé des pans entiers de disciplines scientifiques. S’est ouvert un champ d’exploration inattendu, et sans fin. C’est ainsi que j'ai écrit trois livres sur le sujet, que j'enseigne.
À quoi s’intéressent mes billets ? Les comportements des individus, des groupes et des sociétés suivent des règles, ce que l’ethnologie appelle culture. Mes billets cherchent à les repérer, grâce à la technique du paradoxe.
Bertrand Delage. Le changement a toujours été pour moi une façon naturelle de me remettre en cause pour apprendre, pour « progresser » et pour mieux servir l’entreprise et son intérêt social. Mon parcours n’est que changements d’entreprises (armée de l’air, nombreux changements de jobs dans deux grands groupes industriels technologiques, consulting chez l’un des Big Five de l’époque, pilotage de sociétés d’investissement en capital, etc.) et n’est qu’une suite de changements de métiers (product support engineer, organisateur industriel, contrôleur de gestion, DAF, consultant, vendeur de filiales, gérant de Fonds d’Investissement, Manager de Transition, enseignant).
L’entreprise doit s’adapter sans cesse pour rester compétitive. C’est un lieu commun de le dire, mais s’arrêter d’ajuster sa vision d’un secteur, d’innover, d’investir, de s’organiser, de gagner en productivité, de développer les RH, de nourrir des ambitions de croissance, c’est stagner et reculer inéluctablement dans un environnement qui évolue sans cesse et qui peut rapidement « broyer » l’entreprise et ses hommes.
Il n’y a rien de plus permanent que le changement et l’anticipation doit être la règle.
J’ai contribué au redéploiement d’une bonne quinzaine d’entreprises (Interelec, Matra Automobile, entités du secteur nucléaire, Crédit du Nord, entités de portefeuilles d’Investisseurs en capital, etc.). A chaque fois, c’est la mise en œuvre d’un changement adapté et géré en mode projet qui a permis, en s’appuyant sur les hommes et sur leurs patrons, de relever des défis stratégiques, commerciaux, organisationnels, humains et financiers.
Quelques thèmes qui à mes yeux mériteraient sans doute de figurer dans le catalogue des leviers du changement :
Dominique Delmas. L’environnement et le décalage ont été deux guides fondateurs dans mon parcours...
Une enfance dans la forêt noire allemande.
Une adolescence autour du lac d’Annecy.
Un choix d’étude porté sur l’environnement : Eau et Air.
Une fin d’études dans le Montana.
L’armée dans la Cavalerie alpine.
Un début de carrière sur l’île Maurice.
Puis de nombreux voyages à partir de la France.
Aujourd’hui, père de famille, salarié, associé, cadre, expert, sportif et après 50 ans d’expérience, comme le colibri dans la légende amérindienne (voir site de colibri association), je fais ma part.
C’est donc très naturellement que le développement durable s’est instillé comme une démarche naturelle... prédestinée ?
Le hasard a été aussi au rendez-vous lorsque le métier de l’expertise est venu à ma rencontre. C’est un formidable observatoire de l’évolution de la société et chaque gestion de crise m’apporte un peu plus la conviction que l’opportunité se révèle chaque fois que les hommes se relient.
Ce projet de blog collectif mûri par Christophe devient le porte voix d’une idée qui se concrétise dans le monde : une trajectoire se dévoile pour imaginer un monde futur basé sur les valeurs humaines et écologiques dont le caractère intemporel est gage de bienfaits.
Catherine Fulda. Le changement a toujours été présent dans mon écosystème, et ce depuis ma plus tendre enfance. Née de parents qui ont changé plusieurs fois de pays, j’ai baigné dans le changement.
Après des études de psychologie clinique et sociale, dans un univers très cartésien voire trop cartésien à l’université René Descartes, j’ai choisi de suivre le DEA de Politique sociale créé par Jacques Delors à l’Université Dauphine. Le titre de mon mémoire, les cercles de qualité quels changements dans les organisations ?
Convaincue du lien entre l’économique et le social, j’ai débuté mon parcours en entreprise dans les Ressources Humaines, le développement des Hommes étant un axe privilégié. J’ai constaté que certaines cultures d’entreprises permettent le changement et d’autres le freinent voire le bloquent. Les règles explicites et encore plus les règles implicites y concourent. L’inconscient collectif !
En 1996, un ami m’a offert un livre, Du désir au plaisir de changer de Françoise Kourilsky : le désir, le plaisir, le changement tout un programme ! A sa lecture, j’ai eu un déclic qui m’a guidée vers la profession de coach individuel.
J’ai de plus à ce moment basculé de l’entreprise vers l’entreprise individuelle : Membre Accréditée de la Société Française de Coaching , j’accompagne des personnes qui désirent changer leur vie professionnelle.
Bref je suis passionnée par le changement tant sur le plan des organisations que par le changement individuel.
Jean Haguet. Le changement fait partie de ma vie ; je l'expérimente plus que je le théorise. Organisation des Jeux olympiques d'Albertville, journalisme, fellowship au Congrès à Washington, écriture d'un livre sur l'Internet (Internet - Guide stratégique et pratique pour l'entreprise, Masson, 1996), conseil en management dans quatre cabinets différents (à Paris et Madrid), investissement, management dans deux groupes médias : autant d'activités et de lieux qui ont mis à l'épreuve mes capacités d'adaptation et ma résilience. Le changement requiert de l'énergie mais aussi des méthodes, au service d'une vision. En effet, ces expériences ont un avantage : ce que je devais m'appliquer à moi-même, je pouvais ensuite l'analyser et le mettre en oeuvre autour de moi pour faire changer l'entreprise et mes collègues.
Le changement m'intéresse à deux autres titres. Tout d'abord, au titre de l'innovation. Je suis un observateur assidu des bouleversements provoqués par l'Internet depuis que je l'ai découvert en 1993 aux États-Unis. Ayant travaillé toute ma carrière dans les télécoms et les médias numériques, j'ai beaucoup innové, tant dans les services numériques que dans les offres de conseil destinées aux acteurs de l'innovation.
Une autre dimension du changement, historique celle-là, m'intéresse également : la construction européenne. Je suis convaincu que notre destin est européen. Le reconnaître, l'accepter et l'embrasser exige de renoncer à nombre de repères et d'habitudes ancrés dans notre inconscient individuel et collectif. Nous nous trouvons tous au cœur d'un processus de changement qui dépasse largement l'actualité et touche à notre identité.
Cette combinaison d'intérêts éclectiques s'explique. Je me suis d'abord formé pour être journaliste en politique étrangère (Sciences Po Paris, Centre de Formation des Journalistes, City University à Londres), avant de m'orienter vers le « business » et les nouvelles technologies à la suite d'un MBA à l'Insead. On évolue, mais change-t-on vraiment ? ;-)
Hervé Kabla (crédits photo: Frenchweb.fr)
Blogueur, ingénieur de formation, créateur et dirigeant d'entreprise, enseignant et formateur, je suis un personnage à multiples facettes. Mais quel que soit le projet dans lequel je me suis impliqué, j'ai toujours intégré une forte propension à bousculer les habitudes, sortir des sentiers battus, aller de l'avant. A y réfléchir de plus près, je suis, je crois, adepte au changement.
Le changement s'exprime chez moi par une définition négative: ne pas changer, c'est se condamner à régresser. La progression nécessite, quasiment de fait, une adaptation aux conditions environnantes, qui ne font qu'évoluer. Un peu comme en thermodynamique où l'on ne fait que perdre de l'entropie, je suis convaincu que seuls les individus et les organisations capables d'évoluer sont capables de s'inscrire dans la durée.
C'est ce que j'ai pressenti à l'X et à Telecom Paris, en délaissant les filières privilégiées pour me consacrer aux technologies de la communication et aux sciences de l'information. C'est ce que j'ai poursuivi chez Dassault Systèmes, où j'ai constamment poussé des projets de rupture, sur des plateformes innovantes: systèmes experts, réseaux sociaux, etc. C'est ce que je mets en oeuvre au quotidien depuis quatre ans, au sein de mon agence blogAngels ou de l'association Media Aces que j'ai co-créée, en aidant les entreprises à s'approprier les nouvelles formes communautaires du "web social".
J'espère, au travers d'articles réguliers publiés sur ce blog, vous communiquer cette passion pour le changement positif. Et si j'arrive à vous convaincre, peut-être irez-vous me suivre sur mes autres espaces d'expression, sur www.hervekabla.com ou www.twitter.com/HerveKabla.
Ils sont soit des praticiens à l’aise avec la théorie, soit des théoriciens à l’aise avec la pratique. La plupart d’entre eux ont une carrière à cheval entre l’entreprise et l’université. Beaucoup ont écrit des livres.
En voici quelques-uns (la liste se complète au gré de l'arrivée de leurs photos et de leurs présentations) :
Christophe Faurie. Créateur et animateur de ce blog, je me suis donné la première place dans cette liste ordonnée alphabétiquement.
Pendant l’essentiel de ma carrière je me suis vu comme un manager qui avait du mal à tenir en place. Jusqu’à ce que je comprenne que j’aimais trouver une entreprise ayant des difficultés à se transformer, découvrir son métier, lui donner un coup de main, et passer à un autre problème.
Il y a une dizaine d’années j’ai voulu écrire mon expérience. J’ai découvert que j’avais réinventé des pans entiers de disciplines scientifiques. S’est ouvert un champ d’exploration inattendu, et sans fin. C’est ainsi que j'ai écrit trois livres sur le sujet, que j'enseigne.
À quoi s’intéressent mes billets ? Les comportements des individus, des groupes et des sociétés suivent des règles, ce que l’ethnologie appelle culture. Mes billets cherchent à les repérer, grâce à la technique du paradoxe.
Je suis diplômé de l’École Centrale de Paris, de l’Insead (MBA) et de l’Université de Cambridge (M.Phil). J’ai commencé ma carrière dans les mathématiques appliquées avant de rejoindre la direction de la stratégie de Dassault Systèmes. Je suis ensuite devenu directeur du marketing du groupe Norisko (Dekra), directeur de l’activité conseil du cabinet d’études de marché MV2, associé de GM2 conseil, fondateur du Cabinet de Conseil Christophe Faurie.
Compléments : Contact. Et Un CV orienté changement.Bertrand Delage. Le changement a toujours été pour moi une façon naturelle de me remettre en cause pour apprendre, pour « progresser » et pour mieux servir l’entreprise et son intérêt social. Mon parcours n’est que changements d’entreprises (armée de l’air, nombreux changements de jobs dans deux grands groupes industriels technologiques, consulting chez l’un des Big Five de l’époque, pilotage de sociétés d’investissement en capital, etc.) et n’est qu’une suite de changements de métiers (product support engineer, organisateur industriel, contrôleur de gestion, DAF, consultant, vendeur de filiales, gérant de Fonds d’Investissement, Manager de Transition, enseignant).
L’entreprise doit s’adapter sans cesse pour rester compétitive. C’est un lieu commun de le dire, mais s’arrêter d’ajuster sa vision d’un secteur, d’innover, d’investir, de s’organiser, de gagner en productivité, de développer les RH, de nourrir des ambitions de croissance, c’est stagner et reculer inéluctablement dans un environnement qui évolue sans cesse et qui peut rapidement « broyer » l’entreprise et ses hommes.
Il n’y a rien de plus permanent que le changement et l’anticipation doit être la règle.
J’ai contribué au redéploiement d’une bonne quinzaine d’entreprises (Interelec, Matra Automobile, entités du secteur nucléaire, Crédit du Nord, entités de portefeuilles d’Investisseurs en capital, etc.). A chaque fois, c’est la mise en œuvre d’un changement adapté et géré en mode projet qui a permis, en s’appuyant sur les hommes et sur leurs patrons, de relever des défis stratégiques, commerciaux, organisationnels, humains et financiers.
Quelques thèmes qui à mes yeux mériteraient sans doute de figurer dans le catalogue des leviers du changement :
- comment identifier et exploiter des gisements de compétitivité pour nos entreprises industrielles avant qu’elles ne disparaissent toutes (en faisant au passage un bilan avantages-inconvénients entre "made in France / délocalisation" ...) ?
- comment utiliser la dynamique de projet pour réaliser l'inimaginable ou l'impensable ?
- comment mieux tirer parti des fonctions Contrôle de Gestion et Qualité pour favoriser, stimuler et piloter la croissance en aidant tous les opérationnels ?
- comment aider les Investisseurs à identifier autrement leurs partenaires du Private Equity (changement radical de l’approche de l'évaluation des sociétés de gestion du secteur du non coté en bourse) ?
Dominique Delmas. L’environnement et le décalage ont été deux guides fondateurs dans mon parcours...
Une enfance dans la forêt noire allemande.
Une adolescence autour du lac d’Annecy.
Un choix d’étude porté sur l’environnement : Eau et Air.
Une fin d’études dans le Montana.
L’armée dans la Cavalerie alpine.
Un début de carrière sur l’île Maurice.
Puis de nombreux voyages à partir de la France.
Aujourd’hui, père de famille, salarié, associé, cadre, expert, sportif et après 50 ans d’expérience, comme le colibri dans la légende amérindienne (voir site de colibri association), je fais ma part.
C’est donc très naturellement que le développement durable s’est instillé comme une démarche naturelle... prédestinée ?
Le hasard a été aussi au rendez-vous lorsque le métier de l’expertise est venu à ma rencontre. C’est un formidable observatoire de l’évolution de la société et chaque gestion de crise m’apporte un peu plus la conviction que l’opportunité se révèle chaque fois que les hommes se relient.
Ce projet de blog collectif mûri par Christophe devient le porte voix d’une idée qui se concrétise dans le monde : une trajectoire se dévoile pour imaginer un monde futur basé sur les valeurs humaines et écologiques dont le caractère intemporel est gage de bienfaits.
Catherine Fulda. Le changement a toujours été présent dans mon écosystème, et ce depuis ma plus tendre enfance. Née de parents qui ont changé plusieurs fois de pays, j’ai baigné dans le changement.
Après des études de psychologie clinique et sociale, dans un univers très cartésien voire trop cartésien à l’université René Descartes, j’ai choisi de suivre le DEA de Politique sociale créé par Jacques Delors à l’Université Dauphine. Le titre de mon mémoire, les cercles de qualité quels changements dans les organisations ?
Convaincue du lien entre l’économique et le social, j’ai débuté mon parcours en entreprise dans les Ressources Humaines, le développement des Hommes étant un axe privilégié. J’ai constaté que certaines cultures d’entreprises permettent le changement et d’autres le freinent voire le bloquent. Les règles explicites et encore plus les règles implicites y concourent. L’inconscient collectif !
En 1996, un ami m’a offert un livre, Du désir au plaisir de changer de Françoise Kourilsky : le désir, le plaisir, le changement tout un programme ! A sa lecture, j’ai eu un déclic qui m’a guidée vers la profession de coach individuel.
J’ai de plus à ce moment basculé de l’entreprise vers l’entreprise individuelle : Membre Accréditée de la Société Française de Coaching , j’accompagne des personnes qui désirent changer leur vie professionnelle.
Bref je suis passionnée par le changement tant sur le plan des organisations que par le changement individuel.
Jean Haguet. Le changement fait partie de ma vie ; je l'expérimente plus que je le théorise. Organisation des Jeux olympiques d'Albertville, journalisme, fellowship au Congrès à Washington, écriture d'un livre sur l'Internet (Internet - Guide stratégique et pratique pour l'entreprise, Masson, 1996), conseil en management dans quatre cabinets différents (à Paris et Madrid), investissement, management dans deux groupes médias : autant d'activités et de lieux qui ont mis à l'épreuve mes capacités d'adaptation et ma résilience. Le changement requiert de l'énergie mais aussi des méthodes, au service d'une vision. En effet, ces expériences ont un avantage : ce que je devais m'appliquer à moi-même, je pouvais ensuite l'analyser et le mettre en oeuvre autour de moi pour faire changer l'entreprise et mes collègues.
Le changement m'intéresse à deux autres titres. Tout d'abord, au titre de l'innovation. Je suis un observateur assidu des bouleversements provoqués par l'Internet depuis que je l'ai découvert en 1993 aux États-Unis. Ayant travaillé toute ma carrière dans les télécoms et les médias numériques, j'ai beaucoup innové, tant dans les services numériques que dans les offres de conseil destinées aux acteurs de l'innovation.
Une autre dimension du changement, historique celle-là, m'intéresse également : la construction européenne. Je suis convaincu que notre destin est européen. Le reconnaître, l'accepter et l'embrasser exige de renoncer à nombre de repères et d'habitudes ancrés dans notre inconscient individuel et collectif. Nous nous trouvons tous au cœur d'un processus de changement qui dépasse largement l'actualité et touche à notre identité.
Cette combinaison d'intérêts éclectiques s'explique. Je me suis d'abord formé pour être journaliste en politique étrangère (Sciences Po Paris, Centre de Formation des Journalistes, City University à Londres), avant de m'orienter vers le « business » et les nouvelles technologies à la suite d'un MBA à l'Insead. On évolue, mais change-t-on vraiment ? ;-)
Hervé Kabla (crédits photo: Frenchweb.fr)
Blogueur, ingénieur de formation, créateur et dirigeant d'entreprise, enseignant et formateur, je suis un personnage à multiples facettes. Mais quel que soit le projet dans lequel je me suis impliqué, j'ai toujours intégré une forte propension à bousculer les habitudes, sortir des sentiers battus, aller de l'avant. A y réfléchir de plus près, je suis, je crois, adepte au changement.
Le changement s'exprime chez moi par une définition négative: ne pas changer, c'est se condamner à régresser. La progression nécessite, quasiment de fait, une adaptation aux conditions environnantes, qui ne font qu'évoluer. Un peu comme en thermodynamique où l'on ne fait que perdre de l'entropie, je suis convaincu que seuls les individus et les organisations capables d'évoluer sont capables de s'inscrire dans la durée.
C'est ce que j'ai pressenti à l'X et à Telecom Paris, en délaissant les filières privilégiées pour me consacrer aux technologies de la communication et aux sciences de l'information. C'est ce que j'ai poursuivi chez Dassault Systèmes, où j'ai constamment poussé des projets de rupture, sur des plateformes innovantes: systèmes experts, réseaux sociaux, etc. C'est ce que je mets en oeuvre au quotidien depuis quatre ans, au sein de mon agence blogAngels ou de l'association Media Aces que j'ai co-créée, en aidant les entreprises à s'approprier les nouvelles formes communautaires du "web social".
J'espère, au travers d'articles réguliers publiés sur ce blog, vous communiquer cette passion pour le changement positif. Et si j'arrive à vous convaincre, peut-être irez-vous me suivre sur mes autres espaces d'expression, sur www.hervekabla.com ou www.twitter.com/HerveKabla.
Jean-Pierre Schmitt (crédits photo: decideurstv). Comprendre, saisir ce qui nous anime n’est pas chose aisée. Une conjonction d’évènements s’avère souvent nécessaire. A la création d’une société de conseil « Périclès International », orientée sur la stratégie, la création d’un logo s’imposait. Le labyrinthe m’est apparu alors comme le symbole le plus significatif pour exprimer nos choix parmi les nombreuses opportunités que la vie nous offre. Je ne savais pas encore que je venais d’illustrer ma carrière passée, présente et en devenir.
Après une expérience significative d’ouvrier et de cadre dans des ateliers de mécanique de précision, matières plastiques et caoutchouc, et un diplôme d’ingénieur « matières plastiques », je cherche à élargir mes perspectives au-delà de la technique. L’Insead va combler mes attentes. Je découvre la richesse de la complémentarité des compétences et des cultures. Diplôme en poche et désormais enseignant de gestion de production à l’Insead, je décide de capitaliser sur mes savoirs et pratiques pour entreprendre un Phd à l’Université de Manchester (UK).
Cette expérience a profondément marqué ma carrière d’enseignant-chercheur. Intégré dans une équipe de recherche à l’avant-garde des méthodes d’organisation de production, je participe à la mise en place de la Technologie de Groupe dans les entreprises. A l’époque, nos travaux prennent le contre-pied de la théorie des lots économiques et fondent le juste à temps (bien avant les Japonais), alliant performances économiques, gains de productivité (40%), réduction drastique des délais (mois à semaines) et avancées sociales (auto-organisation des ouvriers en groupes de production).
Je prends alors conscience de l’importance concrète de la complémentarité des aspects technique, social et économique pour aider les entreprises à devenir plus performantes sans compromis. Cette bonne nouvelle doit se répandre, et c’est par l’enseignement que je choisis de le faire : HEC, ESCP, ESSEC ainsi que par le conseil aux entreprises, en créant une société Périclès International. Je ne suis pas seul sur ce chemin : je découvre, entre autres, Hyacinthe Dubreuil, ouvrier français génial et méconnu.
Ma nomination comme Professeur titulaire de chaire au Conservatoire national des arts et métiers, et la direction d’un Institut du Cnam de formation à l’organisation, vont donner une nouvelle impulsion à mes travaux. Je commence par formaliser « savoirs et expériences » dans un ouvrage publié au PUF (4 éditions) « Manuel d’organisation de l’entreprise ». Unique en son genre, il décrit treize fonctions de l’entreprise selon la même structure en six domaines, avec une vision personnelle, l’approche méthodique de l’organisateur et une démarche descriptive. Je me tourne ensuite vers l’innovation et l’histoire.
Je crée le club « Innovation et Design » des anciens de l’Insead et cherche, par ailleurs, dans mes travaux, à décrypter les logiques du « business model » pour étendre l’organisation aux écosystèmes d’affaire.
Pourquoi l’histoire ? Je souhaitais rendre hommage au fondateur visionnaire du Cnam, l’Abbé Grégoire. La meilleure façon de le faire connaître, c’était, sans aucun doute, d’organiser des colloques réunissant des spécialistes mondiaux. C’est ainsi que 2012 verra le cinquième colloque sur « l’Abbé Grégoire et les droits de la femme », après quatre colloques sur la formation, le patrimoine, les droits de l’homme et la séparation de l’Eglise et de l’Etat, autant de thèmes défendus et promus par l’Abbé Grégoire pendant la Révolution française.
Bagages toujours prêts, je continue de cheminer dans le labyrinthe des rencontres, des décisions et des engagements.




