Comment les Égyptiens voyaient-ils le changement ? Une question à
Nathalie Lienhard du département d’égyptologie de la Sorbonne.
Au fond, les Égyptiens anciens ont été heureux et n’ont pas eu d’histoire. Ils appartenaient à une société de type « hydraulique »
hiérarchisée et structurée en multiples métiers nécessaires pour
tirer au mieux parti des ressources du Nil. Le pharaon, représentant des dieux sur terre et garant de l'ordre établi, y
fait régner la stabilité. Les prêtres le représentent, à son tour. Le temps
s’y écoule de manière circulaire.
Fort de sa richesse, c’est un pays accueillant à l’étranger.
C’est aussi probablement, comme l’Égypte actuelle, un pays qui
n’est pas fataliste, ainsi qu’on le dit parfois, mais confiant. Si
quelque chose se produit, c’est que cela a une raison.
Mais c’est un monde qui craint le changement comme la peste. Car le
changement, c’est-à-dire le passage d’une dynastie à une autre,
produit le chaos. Brutalement, l’intérêt personnel domine
l’intérêt collectif. Plus personne n’est à sa place et plus rien
ne fonctionne.
Le dialogue du désespéré, un texte écrit par un noble lors
d’une transition entre dynasties, montre un tel changement,
écroulement de l’ordre social. Dans ces conditions, la seule issue
est la mort, qui est une seconde vie apparemment bien plus paisible que
la première.
Le déclin égyptien a peut-être été un long changement.
Progressivement l’ordre hiérarchique s’est dilué, le pouvoir
s’est démocratisé, les rites se sont complexifiés.
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mercredi 1 août 2012
vendredi 15 juin 2012
Social Media Awards
Hier, j'étais invité aux Social Media Awards, de l'ESG Management School et de la Sorbonne. Première édition. On y récompensait la stratégie médias sociaux d'entreprises. On pouvait y rencontrer, bien sûr, Hervé Kabla.
Curieux de voir la Sorbonne éternelle, pleine de jeunes cadres ambitieux, se mettre à l'éphémère et à la mode, et faire preuve d'initiative... D'autant que, peu avant, j'étais installé dans la bibliothèque d'égyptologie de l'université - qui probablement est antérieure aux pyramides.
Quant aux Média awards, ils étaient hébergés par un amphi moderne (seule la façade de cette partie de l'université reste debout, tout le reste a été transformé). Cérémonie assez courte et efficace, qui a donné son grand prix à quelqu'un avec qui j'avais étudié en MBA, et que je n'avais pas vu depuis 20 ans... Le monde est petit.
Excellente initiative, donc. Pour l'année prochaine, j'ai quelques suggestions à faire:
Curieux de voir la Sorbonne éternelle, pleine de jeunes cadres ambitieux, se mettre à l'éphémère et à la mode, et faire preuve d'initiative... D'autant que, peu avant, j'étais installé dans la bibliothèque d'égyptologie de l'université - qui probablement est antérieure aux pyramides.
Quant aux Média awards, ils étaient hébergés par un amphi moderne (seule la façade de cette partie de l'université reste debout, tout le reste a été transformé). Cérémonie assez courte et efficace, qui a donné son grand prix à quelqu'un avec qui j'avais étudié en MBA, et que je n'avais pas vu depuis 20 ans... Le monde est petit.
Excellente initiative, donc. Pour l'année prochaine, j'ai quelques suggestions à faire:
- Protéger l'écran de l'amphi de la lumière extérieure, sans quoi on n'y voit pas grand chose.
- Donner quelques exemples concrets de ce que font les élus, de pourquoi le jury a voulu les distinguer. Se contenter d'une image figée de leur site web est bien triste, et ni très média, ni très social.
- Faire une présentation des tendances d'évolution des médias sociaux qui soit plus accessible à mes faibles connaissances.
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