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vendredi 1 février 2013

Le blog est fatal au cinéma

Je ne vais plus au cinéma. Pourtant, il n’y a pas encore longtemps, la chronique cinéma était la plus fournie de ce blog. C'est une question d’arbitrage, selon l’expression des financiers anglo-saxons : mon temps est rare. Mais ce n’est pas tout. Ce blog a enlevé au cinéma son mystère.

En recherchant les règles de nos comportements, il m’a montré que ce qui me plaisait dans les films était des sentiments bêtes, des questions immémoriales telles que les mystères de l’amitié ou du respect de ses convictions en environnement hostile. Mais, et c'est là où tout le beau du spectacle s'est évanoui, j'ai aussi compris qu'il est un moyen de manipulation de masse. Le réalisateur veut influencer nos comportements, nous dire ce qui est bien. 

L’artiste serait-il complexé ? Son art ne lui suffit plus ? En France, il n'y en a que pour l'intello, et il trouve son intellect un peu court ? C'est pourquoi, il a cherché à l’agrandir en empruntant des idées à d’autres ? Il n’a pas aimé ce qu’a dit de lui Oscar Wilde ? me suis-je demandé. En tout cas, l’artiste n’est pas un penseur de haute volée. C'est pourquoi je ne vais plus au cinéma. 

mercredi 15 août 2012

Intentions d’Oscar Wilde


L’art est-il la dimension manquante et essentielle de la vie humaine ? Tout ce que croit notre très matérialiste société ne serait-il qu’idées reçues ? Ce recueil de quatre textes d’Oscar Wilde ridiculise le « bon sens » de Nicolas Sarkozy, et des dogmatiques de tout bord.
La vie imite l’art, non le contraire. La nature n’a rien de remarquable, c’est l’art qui lui donne son génie. Mais l’artiste non plus n’est pas très intéressant. Il n’a rien à dire, il est le jouet de l’art. Ce qui fait l’art de l’art, c’est le critique. Le critique est l’homme par excellence. C’est de sa subjectivité, et surtout de la multiplicité de ses interprétations que naît l’œuvre d’art, qui cherche son identité dans la contradiction et dans sa réinvention, permanente, par le critique. D’ailleurs il y a de moins en moins de sujets à œuvre d’art. L’avenir sera critique ou ne sera pas.
Car, la cause des maux de notre société, de sa non durabilité dirait-on aujourd’hui, est qu’elle est prise entre deux extrêmes stériles, qui l’enferment dans un cercle vicieux fatal. D’une part une vision utilitariste de l’action, d’une fin qui justifie les moyens ; d’autre part une pensée intellectuelle froide et mathématique, à la Platon. Seule l’esthétique, l’émotion pour l’émotion, peut donner à l’espèce une hauteur de vue salvatrice. Alors que l’éthique permet au monde de fonctionner, l’esthétique donne un sens à son existence. L’esthétique n’est donc pas morale, comme la science elle est au dessus de l’éthique.