mercredi 6 août 2014

Le progrès est-il nécessaire à l’espoir ?

Il y a quelques temps, un de mes anciens collègues retrouve ma trace. Il me dit ses malheurs. Incompétence du management de son entreprise. Il collectionne les preuves accablantes de leur ridicule. Arrive le point d’orgue : son oncle (probablement un ex grand patron) a compris qu’il ne ferait jamais une grande carrière.

Il y a vingt-cinq ans, il m’a raconté exactement la même histoire.

Kant semble avoir pensé que, sans progrès, il ne pouvait pas y avoir d’espoir. Je ne le crois pas. Au fond, nous obéissons à des rites, que nous répétons sans cesse. Ils ont un sens caché. Par exemple, mon ex collègue va prendre sa retraite sans avoir rien fait de ses dix doigts. La fonction des histoires qu’il s’est racontées est peut-être de lui avoir permis de surmonter cette réalité inquiétante.

Les Chinois anciens ne disaient-ils pas qu’être Chinois, c’était connaître les rites ?