Affichage des articles dont le libellé est Turcq. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Turcq. Afficher tous les articles

samedi 7 février 2015

Éloge du retard, et du Paradis

Dominique Turq fait l'éloge du retard de l'entreprise. C'est aussi l'éloge du papier. Puisque c'est le titre de son dernier livre. Il le présentait il y a peu, dans un amphi de l'ESCP. J'apprécie beaucoup Dominique Turcq. C'est un homme qui a connu tous les honneurs de l'entreprise et de l'université, mais qui est resté étonnamment simple et modeste. Il n'a qu'un seul défaut. Sa passion du numérique. Car l'amour est aveugle. 

Son idée est que tous ceux qui disent que le numérique ne passera pas ont tort. Car, jusqu'ici on s'est toujours trompé lorsqu'il s'est agi de progrès. Et l'entreprise, la première. Contrairement à ce qu'elle croit, ce n'est pas elle qui produit la destruction créatrice. Elle la subit. Que faire ? Comme lorsqu'un tigre vous poursuit. Il faut courir un peu plus vite que le plus lent. Mais pas trop tout de même, car il faut éviter d'essuyer des plâtres. Pour bien courir, il faut embaucher des prospectivistes.

Dominique Turcq a été professeur, associé de McKinsey, entre autres. C'est un homme d'idées. Ma carrière m'a donné un autre point de vue que le sien sur le monde. Chez mon premier employeur, les idées géniales succédaient aux idées géniales, et faisaient flop. Puis j'ai connu la bulle Internet, autre grand moment de créativité. Quasiment tout ce dont on parle aujourd'hui, par exemple les fameuses imprimantes 3D, vient et revient depuis quelques décennies. Cela s'améliore probablement à chaque passage. Mais ça ne transforme pas le monde. Contrairement à ce que l'on dit alors. 

Le progrès dépend de ce que la société veut en faire. Les inventions sont réinventées sans cesse. Non parce qu'on n'en comprend pas l'utilité. Au contraire. On juge qu'elles sont inférieures à ce que l'on possède ou qu'elles pourraient troubler le bonheur collectif. Ainsi, la roue a été oubliée au profit du chameau, les pygmées auraient refusé la métallurgie, et on se demande si nous n'aurions pas dû faire de même avec la bombe nucléaire. The Economist note d'ailleurs que les Américains se sont brouillés avec la science, dès les années 60. Ce qui a coïncidé avec la fin de la conquête spatiale. Il y a derrière tout cela une vérité éternelle. Vouloir "connaître", c'est renoncer au Paradis. 

mardi 17 décembre 2013

Conférence, changement français...

6 février 2014, Amphi J du Pole Universitaire Léonard de Vinci, je participe à un débat. C'est gratuit. En voici l'annonce :
2003. Christophe Faurie publie un livre sur le changement. S’ils sont basés sur son expérience, ses travaux s’inscrivent surtout dans la recherche scientifique. Ils sont d’ailleurs encouragés par des universitaires comme Edgar Schein, aux USA, ou Henri Bouquin et Jean-Pierre Schmitt, en France. Bon départ ? Quelque chose de bizarre se passe. Mur d’incompréhension. Des journalistes aux politiques, changement n’est pas français ! Que cela puisse être une question de techniques n’est même pas concevable. 
Aujourd’hui, il sort son quatrième livre, Le changement ça s’apprend. A cette occasion, il s’entretiendra avec Dominique Turcq, fondateur du Cabinet Boostzone. 
Et si, pour paraphraser Churchill, le « changement nous avait pris à la gorge », parce que nous avons refusé « de le prendre par la main » ? Et si nous devions « changer pour ne pas changer » ? Et si c’était du travail, mais pas un miracle ? Et si le changement, ça s’apprenait ? … Mais notre pays peut-il entendre ce message ?... Voici quelques questions que se poseront Dominique Turcq et Christophe Faurie. 

Dominique Turcq est le fondateur de l'Institut Boostzone, centre de recherche sur l'évolution du management face à la complexité des évolutions économiques, technologiques et sociologiques. Il a récemment publié "Le Management Augmenté" qui traite des défis que le management doit relever pour s'adapter au monde contemporain. Il tire son expérience de plusieurs années passées dans le monde académique (INSEAD, HEC, ESCP), le monde du conseil (McKinsey) et le monde de l'entreprise (ex directeur général monde, Stratégie du Groupe Manpower Inc.).