mardi 2 septembre 2014

Le système éducatif français serait-il conçu a l'envers ?

Pour Andreas Schleicher, l'homme qui a conçu PISA, notre système éducatif est "industriel". L'enseignant est un ouvrier, l'enfant une oie, que l'on gave de connaissances abstraites qui viennent "d'en haut", et le syndicat, un syndicat d'usine.
(En France) L'institution traite (les enseignants) comme des exécutants qui sont là pour faire passer un programme. Ils sont comme à l'usine, font leur travail dans leur coin. (...) La qualité d'un système éducatif n'est jamais supérieure au talent de ses enseignants. On ne changera les mentalités des élèves qu'en changeant celle des professeurs. Et pour ça, il faut leur donner les moyens d'enseigner différemment en adaptant par exemple leur pédagogie au niveau des élèves.
Son idéal ? Ne pas dire comment, mais pourquoi. Donner un idéal à l'éducation nationale. Alors la population dans son ensemble poussera dans ce sens (système finlandais). Et aussi, faire des établissements les plus difficiles des tremplins pour les carrières des meilleurs enseignants. Et encore, moins de théorie et plus de pratique. "Le monde moderne se moque bien de ce que vous savez. Il s'intéresse à ce que vous savez en faire."

Effectivement, nous avons un système industriel. Il nous a été utile à l'époque de la République des instituteurs, lorsqu'il s'agissait de donner un minimum d'éducation à la population. Mais la "massification" de l'enseignement a peut-être eu des effets pervers. N'en a-t-elle pas fait l'outil d'une forme de totalitarisme ?  D'où une "élite" à la tête vide ? Et le reste de la population qui, loin d'être composée de rebuts comme on le dit souvent, affirme sa liberté par rejet du dit "système éducatif totalitaire" ?