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mardi 7 janvier 2020

The sea wolf

Roman de Jack London. Un sur-homme autodidacte parti chasser le foc repêche un intellectuel naufragé. Il en fera un homme.

On retrouve les obsessions de Jack London. "The Sea Wolf", c'est lui, s'il était resté marin (voir Martin Eden). Pour le reste, c'est très mal fichu. Cela commence comme une aventure maritime, puis cela vire, sans crier gare, à la robinsonnade. Parfois Jack London paraît plus intéressé de décrire la façon de se sortir d'un naufrage, quand on est un nul, que de poursuivre le fil de l'histoire. Quant aux personnages principaux ils sont peu crédibles. En particulier le Jean-Paul Sartre qui se transforme, en quelques mois, en un Schwartzenegger.

Jack London n'était jamais aussi bon que lorsqu'il décrivait la vie des aventuriers, et jamais aussi mauvais que lorsqu'il jouait les philosophes ? Le vice de l'autodidacte ?

dimanche 30 juin 2019

Martin Eden

Semi biographie de Jack London. Un marin de vingt ans, mauvais garçon sans éducation, à l'esprit en jachère, rencontre par hasard une famille d'intellectuels. Déclic. Il tombe amoureux de l'ange de la maison. Et, surtout, il entr'aperçoit les merveilles de l'instruction. Il lit comme un fou. Il ne dort plus. En très peu de temps, il devient un intellectuel, capable d'en remontrer aux meilleurs intellectuels. Il veut être écrivain. Mais on refuse ses textes. Il crève de faim. L'ange tombe sous le charme de sa vitalité et de sa virilité, mais, comme tous ceux qui le connaissent, aimerait qu'il trouve un emploi honnête. Personne ne comprend sa vocation, son talent. Il persévère, perd l'ange, et, soudainement, devient célèbre et extraordinairement riche. On s'arrache les oeuvres dont personne ne voulait ! Du jour au lendemain, il n'a plus que des amis et des admirateurs. Comment expliquer se revirement ? N'est-il pas toujours le même ? L'existence n'a plus de sens pour lui. Le monde des idées qu'il a tant désiré est factice. La vie réelle, et l'amour, c'est le peuple, qu'il a quitté, et qu'il ne pourra jamais plus retrouver. Le ressort est cassé, il n'a plus goût à la vie.

Grand roman ? Ce livre est, en premier lieu, une description fascinante de l'Américain. L'autodidacte qui entrevoit l'absolu, et découvre son talent, et qui le développe rationnellement, avec une méthode et une détermination implacables. Jusqu'à connaître la fortune et la gloire. L'homme porté par un élan vital irrésistible, persuadé qu'il est invincible, indestructible, qu'il peut tout se permettre, ne pas dormir, manger n'importe quoi, faire tous les sacrifices... Qui prend comme des évidences le darwinisme social et au surhomme de Nietzsche.
Mais, alors, est-ce le sort de tout Américain qui réussit ?, il a atteint de telles hauteurs, qu'il se retrouve seul, au milieu du désert. Il courrait après une chimère. Il n'est qu'une ombre.

mercredi 24 août 2016

Raison d'espérer

 
Je tombe nez-à-nez avec cette citation de Jack London. Enfin une raison d'espérer ? Allons-nous avoir une belle histoire ?