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samedi 31 décembre 2011

Raging Bull

Film de Martin Scorsese, 1980.

Je trouve souvent peu convaincantes les grimaces de Robert de Niro. Pas cette fois-ci. Son personnage est inquiétant, imprévisible, ambigu… humain ?

lundi 23 mai 2011

La valse des pantins

Film de Martin Scorsese, 1983.

Renversement étrange, Robert de Niro, initialement pathétique et inquiétant, se révèle, en fait, le plus sain des hommes. Alors qu’il était une caricature vivante, sur scène il devient magnifique. Son comportement qui semblait dément est en fait extraordinairement rationnel. La fin justifiait les moyens.

Critique de la foule, qui trouve drôle tout ce qu’on lui dit être drôle ? Aucun sens critique ? Le succès serait-il sans lien avec le talent, une simple question d’arrivisme ? Critique du show business, de la société ? Pour réussir, il faut être un dénaturé, et tuer père et mère ?

Jerry Lewis me semble aussi remarquable dans la peau d’un homme normal confronté à un fou insistant. 

lundi 2 mai 2011

Alice n’habite plus ici

Film de Martin Scorsese, 1974.

Femme forte et gamin à grande gueule. M’a fait penser à Gloria.

Une fois de plus un film qui montre que la vie est précaire aux USA, et qu’il vaut mieux y être équipé d’un optimisme indestructible. 

mercredi 3 mars 2010

Shutter Island

Je vois généralement des films anciens. Tentative pour être de mon temps. Dernier film de Martin Scorsese.

Première impression : mais pourquoi di Caprio a-t-il cette barbe mal rasée, miteuse, mais toujours de même longueur, inconcevable en 1950 ?

Sinon ça ressemble au dernier Lynch, une sorte de spirale qui transforme notre perception du monde sans qu’elle puisse retomber sur ses pieds – tout n’est qu’illusion ? Éléments déchaînés, puis calme après la tempête. Ça donne l’occasion à de grands acteurs de jouer des rôles de grands acteurs, c'est-à-dire double, voire triple, jeu.

Ce film est-il le grand drame, avec un rebondissement de rebondissement inattendu, qu’il prétend être ? Pour que je le pense, il aurait fallu que je ne sois pas rebuté par une vision, américaine et bien pensante (i.e. repentante), de Dachau, et que j’éprouve de la sympathie pour le héros, et surtout pour son épouse.

Les bons sentiments, le professionnalisme et le métier ne sont pas suffisants pour faire un bon film.