vendredi 18 avril 2014

3 Suisses, La Redoute, fin de catalogue

3 Suisses et Redoute deviennent pur Internet, entendais-je dire. Cela me semble une mauvaise idée.
  • D'abord, question d'intuition. Ces décisions me paraissent idéologiques. Et ce n'est jamais bon de décider sans penser. Ou, du moins, d'avoir une pensée aussi peu originale. D'ailleurs, rares sont les modèles Internet purs qui marchent. Même Amazon, géant avec qui il est quasi impossible de rivaliser, a des marges ridicules, qui tiennent peut-être à de l'optimisation fiscale.
  • Ensuite, parce que j'ai l'habitude d'acheter en ligne, que j'ai cherché à utiliser ces sites, et que j'y ai renoncé. Mais aussi, parce que je trouve que le catalogue, c'est pratique. 
Evidemment, ces entreprises sont dans une situation difficile. Elles sont face à des attaques multiples (ventes en ligne, chaînes de magasin (!)...), qui doivent réduire suffisamment leurs chiffres d'affaires pour rendre intenable leur modèle économique actuel. Que faire ?

S'inspirer des librairies ? Les librairies qui semblent réussir sont celles qui ne se contentent pas d'être des entrepôts, mais qui proposent "agressivement" leurs livres. Surtout, elles sont organisées selon un concept. En quelque sorte, ce sont des leaders d'opinion. Le client souscrit au concept. L'achat devient un rituel. (Le Canard enchaîné donne un autre exemple de cette idée.)

Je soupçonne qu'il y a un piège dans le modèle Amazon. C'est un gigantesque entrepôt. Et l'on y cherche le prix. Créneau étroit. S'il demeure de la place dans la vente à distance, elle est à chercher, au contraire, dans une idée qui donne du sens à l'offre. Ces entreprises n'ont pas besoin à leur tête de technophiles, mais de gens du métier.

(On en revient à Porter : leader par les coûts, différenciation, niche. Les 3 stratégies possibles.)