mercredi 22 octobre 2014

Qu'est-ce que la volonté générale ?

J’ai l’impression que l’on a longtemps pensé que le vote était l’expression de la volonté générale. Ce qui est curieux, lorsque l’on y réfléchit. Puisque on nous donne généralement le choix entre la peste et le choléra.

Variante anglo-saxonne : le prix est l’expression d’un vote démocratique. Les acteurs du marché votent avec leur argent. Autrement dit, le marché, c’est la réalisation de la démocratie. Pas besoin de politique. Et ceux qui n’ont pas d’argent ? Dieu les a jugés indignes de lui.

Pour ma part, il me semble qu’il faut se tourner vers l’anthropologie. Comme les Pygmées d’Eric Minnaert, périodiquement, une société se trouve dans des circonstances difficiles. D'où dépression. Dans certains cas, elle se traduit dans les statistiques. Par exemple, par une envolée des chiffres des suicides (idée de Durkheim). Comme aujourd’hui, en France. Première expression (inconsciente) de cette volonté générale. 

Deuxième étape de son expression : sortez-nous de ce cauchemar ! Pour ce faire, tout n’est pas possible. C'est la théorie de Robert Merton. Il y a des moyens acceptables et d’autres non. Cette théorie illustre bien notre situation. 
  • D’un côté, il y a les milieux financiers. Ils sont « innovateurs » : pour nous sauver, nous devons renoncer à nos valeurs. Notre salut passe par notre destruction ! 
  • Ensuite, il y a notre gouvernement. Il est ritualiste (bien qu’il soit de plus en plus tenté par l’innovation). Il pense que ce qu’il fait est bien. Pas besoin de changer dans ces conditions.
Ce qui nous manque, c’est une solution « conforme » : un moyen de nous transformer, en respectant nos valeurs. Autrement dit « changer pour ne pas changer ».