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jeudi 25 octobre 2012

Manipulables américains ?

L’Amérique semble incroyablement susceptible aux balivernes. L’électeur républicain croit que Barack Obama n’est pas américain. La plupart de la population des USA estime qu’il y a désaccord entre scientifiques sur le réchauffement climatique.
Pourquoi ? Il semblerait que ce soit du fait de techniques à la Goebbels : les lobbys locaux sont passés maîtres dans le matraquage d’énormes bobards. A cela s’ajoute un phénomène étrange. Quand une personne croit à quelque chose, ce qui va contre la renforce dans ses certitudes ! Pour cela, il faudrait que la croyance en question soit devenue une partie intégrante de sa personnalité. (Cela se produirait notamment quand elle s’est engagée publiquement en sa faveur.) Ce qui paraît sous-entendre que les techniques de manipulation sont particulièrement sophistiquées.
Comment lutter ? Apparemment par la même méthode. En matraquant, mais avec des preuves. (C’est la technique que Paul Krugman semble adopter.)

mardi 1 mars 2011

Le testament du docteur Mabuse

Film de Fritz Lang, 1932.

Au sujet de ce film, on parle du génie prémonitoire de Fritz Lang. Génie qui n’aurait pas échappé à Goebbels, qui interdit le film.

Certes, mais il a été écrit par la femme de Fritz Lang, qui a ensuite adhéré au parti nazi…

Je ne suis pas sûr que la réussite du film tienne, donc, à une personne seule. Elle est plus probablement due à la rencontre de circonstances multiples : esprit et pensée artistique du temps, événements, transition entre muet et parlant… et du talent d’un artiste. L'artiste interprète d'une culture et de circonstances ?

D'ailleurs, Lang américain n'a-t-il pas eu une inspiration d’un tout autre ordre que Lang autrichien : du drame social il en vient au drame individuel ? Et l'artiste doit aussi se conformer aux contraintes du moment, marché américain ou diktat de Goebbels ?

samedi 8 janvier 2011

Avantage concurrentiel du fanatisme

Pourquoi un intellect sévèrement limité est-il devenu un avantage concurrentiel ? (Cf. hommes politiques, « nerd » américain…) Le billet précédent me ramène à cette question.

Eh bien, il y a un intérêt imparable à avoir un QI négatif. Surtout si l’on se croit élu de Dieu et si l’on en veut à l’intérêt collectif :

Notre monde n’est pas conçu pour des comportements idiots, ils le prennent par surprise. (« Plus le mensonge est gros, plus il passe. » aurait dit Joseph Goebbels.) Mieux, si ce comportement fait des dégâts humains (cf. la crise financière), le principe de solidarité de la société les répare. Que coûte-t-il de licencier ? L’État paiera la note ! Encore mieux : le système immunitaire social peut repousser autant de fois qu’il veut le forcené, de toute manière il le remettra à chaque fois sur pieds. Et il attaquera de plus belle. L’illuminé est increvable. Nouvel avantage !

Imaginons maintenant qu’il n’y ait pas un seul fanatique mais un essaim, partant dans tous les sens, tous convaincus d’avoir raison. L’un ne finira-t-il pas fatalement par traverser les mécanismes de protection de la société ?

Compléments :
  • Dans l’essaim on retrouvera toute la cohorte des scientifiques hyperspécialisés, tels que les forment les USA. Ils ont tout pour avoir des œillères, la conviction d’avoir raison, et un formidable pouvoir destructeur.
  • Plus curieusement, cette description sied parfaitement au héros hollywoodien (et à Sarah Palin).