Mais ces événements finals m’ont semblé une justification gratuite d'un processus mécanique. J’avais beaucoup aimé le Balcon, et je suis déçu.
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mercredi 12 octobre 2011
La presque île de Julien Gracq
La presque île est une surprise. Ses trois grandes nouvelles reprennent la trame du Balcon en forêt. Succession d'évocations de paysages ou d’atmosphères, admirables sans nul doute, conclues par un événement brutal et mystérieux.
samedi 27 août 2011
Abstraction et roman
L’écriture de Julien Gracq est extrêmement classique. Ça m’a surpris :
En musique, peinture ou sculpture, ce qui est goûté par la critique tend à être une forme d’abstraction. Je n’ai pas l’impression qu’il y ait eu l’équivalent en littérature. (Le Parc de Philippe Sollers ?)
Le roman, comme le cinéma, a besoin de nombreux clients pour nourrir son industrie ? Ce n’est pas le cas de la peinture et de la sculpture sur lesquels spéculent un petit nombre de gens très riches ?
Résultat : ils sont le reflet de cultures différentes : population dans son ensemble d’un côté, élite de l’autre ?
Compléments :
lundi 8 août 2011
Un balcon en forêt
Julien Gracq, 1958, José Corti.
Drôle de guerre, vraiment. Un officier garde un blockhaus dans la forêt des Ardennes. Monde en suspens, en sommeil, moment de paix au cœur de la nature.
Curieux de penser qu’au même moment, en Allemagne, un peuple se vautrait dans des théories d’un ridicule déconcertant, d’un retour à un moyen-âge caricatural, et ne rêvait que de destruction.
Il en faut bien peu pour transformer l’homme en bête, prête à croire toutes les stupidités ?
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