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dimanche 25 septembre 2022

Google champion d'échecs (suite)

Je découvre que ce blog avait des abonnés ! Google a supprimé la fonction d'abonnement. 

Google est un cimetière. Le nombre de ses flops est sans limite. 

Ses affidés y voient la marque du génie. L'échec, c'est l'entrepreneuriat !

Ce qui est idiot. L'entrepreneuriat, c'est l'échec qui réussit. Et nous sommes tous des entrepreneurs de notre vie. Elle n'est que revers surmontés. "C'est le métier qui entre" disait un de mes cousins à ses filles, lorsqu'elles tombaient. 

Il n'y a que les bureaucraties qui ont l'échec définitif. Et, on l'a un peu vite oublié, mais la bureaucratie est le mal américain. Abritée par son monopole, une autre spécialité américaine, l'entreprise qui a réussi accumule des profits gigantesques, que ses salariés-dirigeants se partagent généreusement. Puis, brutalement, elle disparaît. Victime de la création destructrice, qu'elle n'a pas vu venir. 

Quant à Google l'essentiel de ses revenus viennent d'un moteur de recherche, qui a eu la chance de s'imposer...

vendredi 23 septembre 2022

Degré zéro de la culture

Hannah Arendt a écrit, il y a bien longtemps, La crise de la culture.

Effectivement. Aussi bien en Chine qu'en France, tout ce que l'on appelait "culture" a été liquidé. 

C'est le résultat d'un étrange phénomène, dont la "contre culture" américaine semble le principal vecteur. (Un précédent billet.) 

Cela explique certainement la haine que suscite maintenant les USA, et l'Occident, en général. Mais aussi que chaque pays cherche à s'agripper à ce qui lui reste de traditions. 

Seulement, il n'a plus que les yeux pour pleurer. La question qui se pose est, en fait : comment cela se réinvente-t-il, une culture à soi ? 

La réponse est peut-être dans la crise, qui est fréquente ces temps derniers. Chaque crise est une rencontre de l'absurde. C'est l'occasion de se poser une question existentielle. Et, qui sait ? ces questions sont peut-être en nombre fini ? Quand nous saurons, à nouveau, qui nous sommes, les crises s'arrêteront ? 

jeudi 22 septembre 2022

La corruption du rock

Pour se libérer du régime cubain, les rockers cubains s'injectaient le VIH. Voilà ce que j'ai entendu dans une ancienne émission de Radiolab, diffusée par la BBC. 

Lorsque l'URSS a sombré, Fidel Castro, a dit "le socialisme ou la mort". Des jeunes l'ont pris au mot. Ils écoutaient la musique de la lointaine Californie. Ils voulaient, eux-aussi, être des rockers. Ils ont trouvé la parade aux pressions du régime. Une fois infectés, on les envoyait dans des centres de soin, qui se trouvaient être de petits paradis. Et personne n'osait les toucher. Seulement, ils étaient de Cubain teints dans la masse. Ils croyaient qu'ils avaient la meilleure médecine du monde, et qu'elle guérirait le Sida. Ils ont regretté, amèrement, leur erreur. 

Ce qui est remarquable, dans cette histoire, est la puissance destructrice de la musique anglo-saxonne. Elle semble avoir trouvé un écho partout dans le monde. Elle a été une arme de destruction massive dans une lutte des générations, qui a produit une "table rase" culturelle. 

Voilà un type d'épidémie sociale qui semble sans précédent, et qui mériterait une étude. 


samedi 3 septembre 2022

Allemagne pharisienne

En Allemagne, les trains de transport de charbon sont prioritaires sur ceux de voyageurs, disais-je dans un billet précédent.  

Etonnante Allemagne. Hier, elle donnait des leçons d'écologie à tous, aujourd'hui, elle semble avoir décidé de mettre un coup d'accélérateur décisif au réchauffement climatique ! 

Et quelle extraordinaire histoire. Elle s'est amarrée à la croissance chinoise et au gaz russe. Et grâce à cela, elle s'est donné un tel avantage concurrentiel sur ses voisins européens qu'elle les a mis en grave difficulté, pendant des décennies. Et elle leur donnait des leçons de rigueur ! Et maintenant, elle est entre les mains de deux régimes totalitaires, ou pas loin. 

Comme on le disait à l'époque des subprimes et de Goldman Sachs : too big to fail. L'UE va devoir se serrer la ceinture pour sauver la cigale allemande, et respirer les émanations de ses centrales à charbon ? 

Grande leçon culturelle : quoi qu'il fasse l'Allemand, le nordique plus généralement, a raison ?

jeudi 25 août 2022

Impossible Français


Mystère. 

J'enquête. Qu'est-ce qui pourrait faire changer la France ? Mes interlocuteurs me démontrent que tout est impossible en France. Mais leurs succès démentent leurs paroles ! (C'est d'ailleurs pour ces succès qu'on m'a conseillé de les rencontrer.)

D'où piège : un changement qui semble enfance de l'art ne se fera pas. 

Question : il doit y avoir un moyen de "démarrer" le Français, mais quel est-il ? 

Je n'ai pas trouvé, mais je constate que :

  • Le raisonnement que l'on m'oppose est faux. Il déduit de l'observation l'impossibilité du changement. Par exemple le fonctionnaire ne connaît rien à l'entreprise. Mais le changement ne dépend pas du passé, mais du présent. Modifiez son environnement fait changer la personne. De même qu'un footballer français joue anglais dans une équipe anglaise. (En outre, nous appartenons tous à la même société : le fonctionnaire a de la famille, des amis... qui l'informent sur l'état de la nation, et ce qu'elle pense de lui...)
  • Le Français semble se battre pour des causes et peut-être jamais pour son intérêt. Il y a des moments où il juge que quelque-chose est inacceptable. Alors, il déplace ciel et terre. (Serait-ce le fameux "principe de l'honneur" de Montesquieu ?) Cela semble expliquer ses succès : il était convaincu qu'il ne pouvait pas faire autrement. 
Une autre question qui se pose est celle du manque d'ambition de ses projets. Il se satisfait de peu. Comment transformer le pays, dans ces conditions ?

Il lui faut peut-être être emmené par une grosse vague collective, pour faire preuve de tout son talent ? 

(Curieusement, l'histoire de Napoléon ressemble à la mienne : c'est à chaque fois qu'on lui dit que quelque chose est impossible, qu'il démontre le contraire...)

mardi 19 juillet 2022

Changement parallèle

Le Français pense en parallèle, dit Bill Belt. Il entend par là que d'autres nations ont besoin, avant de se lancer dans un changement, de se mettre d'accord sur un processus de mise en oeuvre programmatique, que chacun applique ensuite mécaniquement. Le Français, lui, démarre sur une vague idée, et apprend en marchant. Mais, surtout, il n'a pas besoin de coordination pour cela. 

Quand cela réussit, c'est redoutablement efficace. Et c'est peut-être ce qui a fait la force des armées révolutionnaires, si j'en crois Tocqueville. Chacun est son propre chef, et porte sur ses épaules le sort de la nation. 

Je me demande si ce n'est pas ce qui est en train de se passer...

(Cf. Un précédent billet.)

dimanche 17 juillet 2022

Rainbow nation

En Angleterre, le gros du personnel politique à potentiel n'est pas d'origine locale. Comment, après cela, prétendre que l'Occident est raciste ? 

La particularité de l'Occident est, probablement, que la culture (au sens anthropologique) y est plus importante que la race. Ainsi, les Anglais étaient anti sémites avant de réaliser que les Juifs étaient les champions du jeu national : le "business". 

Si son empire prend le commandement de l'Angleterre, cela tient probablement à ce qu'elle avait colonisé des cultures qui lui ressemblent et que sa propre culture veut que toutes les élites soient soeurs. 

Quant à la France, le phénomène fut identique au temps de Romain Gary, mais il semble qu'elle soit parvenue à détruire sa culture. La recette du communautarisme et du racisme ? 

jeudi 14 juillet 2022

La forme et le fond

Ce qui m'a toujours surpris, ce sont les quatuors de Beethoven, et, encore plus, ceux de Mozart. Ils ne semblent rien avoir avec le reste de leur production. 

La forme joue un rôle fondamental dans l'oeuvre. 

Il en est de même pour le siècle de Louis XIV : Molière, Racine, Corneille, Mme de Sévigné... obéissent avant tout à une "mécanique". A une quantité de conventions. En particulier, leur vocabulaire est extraordinairement limité. 

Le simple fait de parvenir à maîtriser ces conventions, c'est le "chef d'oeuvre" ? Le génie, consiste, peut-être comme Molière, à les pervertir ? Seule la société peut aller encore plus loin, en les inventant ? 

Mais elle peut aussi les détruire, comme elle l'a fait récemment. Et, alors, le génie devient impossible ? 

dimanche 3 juillet 2022

Chanteur totalitaire

Ecoutez un chanteur de musique classique reprendre un chant populaire. De quel droit peut-il ainsi le massacrer ? 

C'est ce que j'ai pensé, il y a quelques temps, en entendant José Van Dam interpréter une chanson de Jean Ferrat. 

L'homme de culture a quelque-chose de totalitaire ? Il n'a pas compris qu'il y a différentes cultures, et qu'aucune ne peut s'arroger le droit de mépriser l'autre, en lui imposant ses règles ?

samedi 2 juillet 2022

Nés sous le signe d'Alésia ?

La France est universellement critiquée. Et, certainement, à la fois l'histoire et l'actualité donnent de nous une piètre image. 

Dans ces conditions, comment la France a-t-elle pu engendrer autant de nationalistes ? Comment ne peut-on pas être honteux d'être français ?

Mais, le plus surprenant, est l'étranger, en particulier de culture protestante, qui vit en France. Il est extraordinairement critique. Seulement, aucun Français ne pourrait se comporter comme lui, sans perdre la face. Il est impoli - il ne respecte pas les usages de la société qui l'accueille, tout en profitant au mieux des avantages sociaux qu'il dénonce ; il n'arrive pas à l'heure aux réunions ; sa parole ne l'engage pas ; il manque totalement d'autonomie... (Si j'en crois mon expérience.) 

Enseignement ? La force d'une nation, c'est l'intelligence collective. Pas le génie de ses individus. La France a des joueurs, mais pas d'équipe ? Résultat : Alésia ?

vendredi 10 juin 2022

Qu'est-ce que la "culture" ?

Je suis incapable de comparer deux interprétations d'un compositeur classique. Voici ce que je pense en écoutant la tribune des critiques de disques de France Musique. 

Mais encore, il y a des musiques que j'aime et d'autres que je n'ai pas envie d'écouter. Alors, qu'en termes de poésie, je ne comprends rien. Ou cela se limite au peu que j'ai étudié à l'école. En revanche, ce n'est pas le cas du cinéma. Et là, j'ai une opinion. Et je ne partage pas celle des critiques, dans la quelle je distingue très vite des traces d'idéologie. 

Voilà ce qu'est la "culture" dont parlait un précédent billet ? Culture au sens de "maison de la culture", et non de l'anthropologie ? Quelque-chose que je n'ai pas ? 

Une construction collective. Mais aussi quelque-chose "d'irrationnel", qui demande, pour prendre un sens, une longue fréquentation. Et qui est l'ennemi absolu de l'idéologie ? C'est à dire de la pensée figée dans la satisfaction de soi ? 

Maintenant, cela en fait-il un absolu ? Les Chinois ont certainement une des cultures les plus évoluées. Ils allaient jusqu'à en faire le critère de recrutement de leurs énarques. Et qu'est-ce que cela a produit ? Un paradis artificiel, balayé par les barbares occidentaux. 

La culture ne doit pas être un facteur d'aliénation, donc. La culture n'est pas une fin en soi. Pas d'art pour l'art ? Serait-ce un moyen ? Serait-elle digne de son nom, quand elle stimule les capacités des individus et des sociétés, et les amène à se transcender ?

Mystérieux. 

jeudi 9 juin 2022

Culture

A l'occasion d'une émission sur Milan Kundera, Alain Finkielkraut parlait de "culture" comme le propre de l'identité européenne. (Samedi 28 mai.)

Qu'entend-il par culture ? Probablement pas la définition de ce blog, qui est celle de l'anthropologie. 

"Kultur" allemande, qui a eu un si grand rôle dans sa pensée d'avant guerre ? 

Il était question de Tocqueville et de nivellement. Il n'y aurait plus de "hiérarchisation" dans la culture. Pas de différence entre le taggeur et la chapelle Sixtine. Or, ce qui aurait fait l'Europe aurait été l'amour de la "culture". 

Le plus étrange dans cette affaire est que, aujourd'hui, c'est le Bobo qui fait l'opinion. Or, celui-ci doit son nom à Flaubert et ses amis, dont toute la vie a été, justement, un combat pour la culture et contre son écrasement par la "démocratie", la "culture de masse", le "nivellement par le bas". Le Bobo, élite nivellatrice ?

Relisons La crise de la culture, d'Hannah Arendt ?

dimanche 5 juin 2022

Conception bourgeoise du meurtre

Hercule Poirot se fait reprocher sa "conception bourgeoise" du meurtre. Il ne trouve pas le crime acceptable. Pour son interlocuteur, c'est effroyablement conventionnel. 

Etre bourgeois, c'est être conventionnel ? 

Etre conventionnel est la peur de bien des gens. D'abord des intellectuels. Depuis le dix-neuvième siècle, ils veulent sauver leur âme en "épatant le bourgeois". 

Je me souviens ainsi d'avoir entendu Sartre donner des leçons "d'anti bourgeoisie" à une salle médusée. 

De là "contre culture", négation de ce que l'on entend par "culture " en anthropologie. Car la contre culture n'est pas une culture, mais une réaction à une culture, sans laquelle elle ne peut vivre. Sartre était le privilège bourgeois incarné, comme les rentiers Baudelaire et Flaubert. 

Et c'est peut être ce qui incrimine, finalement, la culture "bourgeoise". Car, si ce que dit Aristote est juste, l'envers d'un mal et un autre mal, la contre contre culture bourgeoise est un mal ? Ainsi que le meurtre. 

samedi 14 mai 2022

Amérique über alles ?

L'UMPS est mort. Le bipartisme a vécu. Etait-il contre nature ? 

Pourquoi le régime présidentiel de De Gaulle a-t-il été remplacé par ce qu'il considérait comme l'antéchrist , un système à l'anglo-saxonne ? Et, si, tout simplement, la "soft power" américaine nous avait transformés ? Voilà une question qui se pose. Et qui en pose une autre : et si cette culture était inadaptée à la nôtre ? La raison des troubles qui nous secouent ? Le système immunitaire collectif rejette le corps étranger ? 

A l'appui de cette hypothèse ? Les vainqueurs imposent leur culture. C'est une forme de colonisation. 

Et lorsque l'on observe les colonisateurs anglais, on constate qu'ils font "pourrir le poisson par la tête". Ils commencent par acquérir à leur cause l'élite locale. Ils lui proposent de partager avec elle, fort équitablement, l'exploitation de leur population. 

Les couches supérieures anglo-saxonnes ne semblent pas nationalistes. Elles s'accommoderaient très bien, semble-t-il, d'une sorte d'élite arc-en-ciel, exploitant l'humanité, à l'image de ce qu'est la société anglaise, depuis la conquête normande. 

Les Chinois semblent partager cette analyse. Ils ont compris qu'ils devaient absorber la culture occidentale, au sein de la leur. C'était, par exemple, l'objet des "révolutions culturelles" de M.Mao. Seulement, à mon avis, ils n'y sont pas parvenus. 

Pas de solution miracle ? Et ce que l'on soit Chinois, Américain, ou Français ?

dimanche 8 mai 2022

Achat et dignité

Le pouvoir d'achat a failli donner la présidence à Madame Macron, dit-on. 

Est-ce le fin mot de l'histoire ? Est-ce une revendication fondamentale ? 

« Il nous est bien permis de faire cas de notre fortune, mais (…) il nous est souverainement défendu d’en faire aucun de notre vie » dit Montesquieu. Rien de ce que l'on entend aujourd'hui ne ressemble à la France du passé. Nous avons eu une tradition d'élite, mais d'une élite modeste, missionnaire, pauvre, par exemple. Aussi, comme le disent Montesquieu et Philippe d'Iribarne, le Français semble avoir, avant tout, le sens de l'honneur. Et si nous étions ou avions été le pays des "devoirs de l'homme" plutôt que de ses droits ?...

Et si la France d'avant était toujours présente ? Alors, le malaise français serait peut-être une aspiration à la dignité. Dignité qui requiert de ne pas avoir une vie de misérable, au sens de Victor Hugo. Ce qui peut se traduire, dans le vocabulaire limité de l'économie de marché, qui nous domine, par "pouvoir d'achat" ? 

lundi 18 avril 2022

Facho Chirac

Facho Chirac. A force d'appeler tout le monde "facho", le terme a perdu sa signification, disait une émission de télé, vue par hasard. 

Crier au loup... 

Enseignement ? La démocratie, c'est la liberté, et la liberté permet l'irresponsabilité, ce qui détruit la démocratie. Pour être durable, la démocratie a besoin de mécanismes de rappel à l'ordre. 

Ceux-ci ne passent certainement pas par l'insulte, mais par la discussion. Et si lorsque l'on vous traite de "facho", on se demandait ce qui signifie ce terme ?

dimanche 17 avril 2022

La fabrication de la France

Quels sont les événements qui ont fait la France ? C'est la question que s'est posée BBC 4. Elle retient trois moments critiques :

  • Jeanne d'Arc. La France aurait pu être anglaise. (Ou l'Angleterre, française : les deux camps étaient des frères ennemis et parlaient le français !) Et cela parce que, grand invariant, elle est victime de luttes intestines, entre Bourguignons et Armagnac, qu'exploitent les "Anglais". Mais le sort en décide autrement, et, alors, une autre série de circonstances fait que le pays devient, soudainement, grand et puissant. 
  • Robespierre. C'est la terreur, la révolution, habitude française, mais aussi l'universalisme. La France se convainquant qu'elle apporte la liberté au monde. Et la structure moderne de l'Etat français. 
  • Napoléon III. C'est la défaite de Sedan, la fin de la France puissance, et le début de 70 ans de guerres mondiales. Mais c'est aussi des réformes qui ont fait la France moderne et la réaction à la défaite : la 3ème République, le creuset de nos valeurs. 

dimanche 27 mars 2022

Zone de sécurité expliquée ?

Il y a quelques temps, on m'a suggéré d'interviewer une célébrité de la bulle internet. Il écrivait un livre sur l'avenir du monde, façon Hegel. 

J'ai découvert quelqu'un qui, visiblement, avait très peu étudié son sujet, et avait l'intention de dire Sa vérité. On n'était pas loin d'une sorte de gigantesque théorie du complot. 

Je me demande s'il n'y a pas là, au moins en partie, l'explication du fait que le Français reste dans une "zone de sécurité" : il peut y dire n'importe quoi. Quand il en sort, il y est très vite renvoyé...

vendredi 18 février 2022

Mythes de mon enfance

J'ai écrit sur les mythes de mon enfance... 

Ma famille avait du respect pour les gens qui s'étaient faits eux-mêmes. Il y avait quelques scientifiques, comme Fleming, mais aussi beaucoup de sportifs, et de personnes de spectacle. Ils avaient le talent de faire des études, mais n'en avaient pas eu les moyens. Alors, ils avaient pris d'autres voies. 

Dans la mythologie familiale, souvenirs de guerre vécue en Corrèze, période d'angoisse ?, il y avait aussi la résistance et ceux qui avaient abrité des résistants. 

Paradoxalement, dirait-on aujourd'hui, ces gens estimés étaient en grande partie des étrangers. Comme Mimoun ou le Romain Gary de La promesse de l'aube. Pour ma famille, on ne naissait pas Français, on le devenait ?

Peut-être la France, sa classe moyenne ?, lui ressemblait ? 

jeudi 30 décembre 2021

Vive la culture !

"A mon âge, Monsieur, on ne lit pas, on relit." Voilà ce qui pourrait s'appliquer à mon cas. Le virus, en me confinant, m'a amené à relire ce que, parfois, j'avais lu il y a plus d'un demi siècle ! 

J'ai beaucoup lu, dans ma jeunesse, mais ce n'était pas par amour de la lecture, mais par pression sociale. Il était bien de lire, dans ma famille. Car elle devait tout à l'ascenseur social. En même temps, paradoxalement, il n'était pas bien de lire. L'Education nationale, post 68, estimait que la culture était asservissement. Plus de contraintes, plus d'efforts. Je lui dois de ne voir que les ridicules de nos classiques. Et, encore plus, ceux de la littérature post 68, qui n'ayant plus les qualités de ce qui l'a précédée, n'est plus que ridicules. 

Eh bien, j'ai eu tort. Car il y avait dans ces oeuvres bien plus que du génie, une culture, justement. Et la culture, quand elle atteint un certain niveau de raffinement, amène l'homme à une forme de bonheur. Peut être une des formes les plus élevées. Car elle est le propre de l'humanité.