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lundi 19 juillet 2021

L'innovation est un jeu d'équipe

L'innovation, sait-on ce que c'est ? Deux exemples peut-être contre intuitifs :

  • Le groupement d'entreprises Atlanpack a amené les PME du packaging à l’export et, plus étonnant, a fait entre Cognac sur le marché, considérable, de spiritueux tels que la Vodka (80 millions de bouteilles par an - ce qui représente, au prix de la bouteille de vodka, le CA de quelques licornes). 
  • Le cluster Equin, organise le tissu économique Auvergne Rhône-Alpes pour qu'il profite d’une nouvelle préoccupation de la société : le bien être du cheval.
Enseignement ? L'innovation est, très probablement plus un mouvement de société que le fait d'un individu isolé, contrairement à ce que l'on dit. Pour en profiter il faut assembler une masse critique de compétences et provoquer une sorte de réaction en chaîne qui fait que tout ce monde de détenteurs de compétences va se mettre à travailler ensemble et à produire "quelque chose de nouveau", et même un flux sans cesse renouvelé d'innovations. 

L'occasion fait le larron ? C'est le désir de la société (le bien être du cheval) qui, d'un seul coup, peut donner un intérêt à une "masse critique" d'entreprises, d'universités ou autres qui s'ignoraient les unes les autres. Et qui, sans cela, n'auraient eu aucun sens, aucun lien entre elles.

Mais, cette masse critique était-elle réellement là par hasard ? Ce n'est pas certain. En général, il semble qu'elle ait une origine et une parenté que l'on a oubliées. (Ce qui est évident pour Atlanpack, groupement d'entreprises de packaging, qui a pour origine les besoins des producteurs de Cognac.)

jeudi 20 mai 2021

C'est la société qui fait Shakespeare

Maurice Pialat se demandait pourquoi il n'y avait plus de Shakespeare. 

Il me semble que c'est la société qui fait, en très grande partie, le Shakespeare. Elle fait aussi la "chanson française" des années 50, ou l'éditeur de logiciel américain. Le talent de Shakespeare, par ailleurs lui-même façonné par la société, est d'avoir les bonnes compétences au bon moment, de même que la bonne vague demande un bon surfeur au bon endroit. 

Et quand, il n'y a plus de vague, le surfeur ne sert plus à rien. C'est ce qui est arrivé à Jacques Brel et à ses collègues, dans les années 70. Panne d'inspiration.

vendredi 25 décembre 2020

Economie résiliente

Le coronavirus nous pose une question : que serait une économie résiliente ? 

Ce blog cite le réseau de fournisseurs de Toyota. Maillé et autonome, et résilient. 

Pourquoi ne pas rêver la même chose pour la France ? Plus que des PME, en réseau. Avantage supplémentaire, la PME peut exporter, mais ne délocalise pas. Et pourquoi une fédération de PME ne pourrait-elle pas réussir, par exemple, là où le management d'Alcatel a, lamentablement, échoué ? Refaire notre retard sur Huawei ? Le génie de centaines de PME ne pourrait-il pas venir à bout du Parti Communiste chinois ?

Mais les PME se méfient les unes des autres, me direz-vous. Certes, mais l'open source prouve, depuis longtemps, qu'il est possible de faire coopérer des fous furieux, et qu'il en résulte un travail d'une qualité sans équivalent. Tout est une question de méthode, numérique dans ce cas. 

Et pour lancer tout cela ? On parle de "leader jardinier". Henri Bouquin disait : "le contrôle de gestion, c'est organiser l'autonomie". Qu'est-ce que cela signifie ? 

  • Il faut trouver l'objectif collectif qui va motiver ceux dont le succès a besoin. (Par exemple : une 10G, 100 fois meilleure que la 5G.)
  • Fixer les grandes règles du plan de marche, et du travailler ensemble. C'est l'autonomie, selon Henri Bouquin.
  • De plus, il faut des indicateurs qui signalent les difficultés. Elles ne sont que les étapes nécessaires de la création. Afin de déclencher un processus de résolution du problème. 
  • D'où un "leader jardinier", "contrôleur de gestion", qui a la légitimité de déclencher des crises. 
(Un article à méditer ?)

jeudi 5 juin 2014

L'innovation sociale, nouvelle mode de management ?

Il se pourrait que l'on entende de plus en plus parler d'innovation sociale. En effet, actuellement, c'est l'innovation technologique qui a le vent en poupe. Or, elle semble nous préparer un monde triste. Pas étonnant que l'on se demande s'il n'y a pas une autre solution...
Paul Romer (...) explique que l'histoire du progrès est une histoire de deux types d'innovations : inventions de nouvelles technologies et introductions de nouvelles lois et normes sociales. Nous pouvons faire de nouveaux outils ou de nouvelles règles. 
Ce sont les dirigeants qui font les normes. Et les normes actuelles visent le court terme. Ce faisant, elles découragent les bonnes volontés et sont hostiles à l'innovation ! Pas compliqué de voir qu'un changement de ces normes ferait énormément de bien.

Par ou commencer ? La machine ne doit pas être utilisée contre l'homme, mais pour démultiplier ses forces.

(Article, blog HBR. Ce qui rejoint ce que nous pensons, Jean-Pierre Schmitt et moi.)