Le sort de l'Allemagne de l'Est permet peut être de comprendre le comportement de l'Europe de l'Est. (France culture.)
Ce que l'on dit de l'Europe de l'Est c'est, à la fois, qu'elle absorbe les fonds de l'Ouest, et qu'elle est anti-démocratique.
En fait, il semble que ce qui s'est passé en Allemagne de l'Est, se soit passé, en pire, en Europe de l'Est. D'ailleurs, le pire absolu est peut-être hors Europe : c'est la Russie.
L'Est a été victime d'une tentative d'annexion des forces économiques de l'Ouest. Cela s'est très mal passé en Russie, un peu mieux en Europe de l'Est. Mais tout de même suffisamment mal pour que ses pays désirent reprendre leur sort en main, et affirmer une identité qui ne se limite pas à la seule absence de lois du marché.
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mardi 12 novembre 2019
Qu'est-ce que la liberté ?
La commémoration de la chute du mur de Berlin a un intérêt inattendu : nous faire nous interroger sur la notion de liberté.
Notre définition moderne correspond à ce que l'on appelle la "liberté négative", c'est-à-dire l'absence de contraintes physiques.
La définition d'après guerre était différente. Nos parents ont probablement pensé que la crise et les excès du capitalisme avaient provoqué la guerre et le nazisme. Si l'on ne voulait pas connaître le totalitarisme, il fallait créer des conditions décentes pour tous. Ce qui a conduit à un Etat paternaliste. Et ce à l'Est et à l'Ouest.
Cet Etat paternaliste est probablement devenu étouffant, d'où 68 et 89. Mais, ce que nous disent les pays de l'Est, c'est que la "liberté négative" est allée trop loin.
samedi 9 novembre 2019
Mur de Berlin : changement raté ?
En Allemagne, la fusion entre l'est et l'ouest n'a pas donné ce que l'on en espérait.
L'Ouest s'est comporté en donneur de leçons, a colonisé l'Est, a mis ses entreprises en faillite, ses citoyens au chômage, et a provoqué l'exode des jeunes (ce qui me vaut d'avoir une cousine allemande de l'Est !). Voilà pourquoi l'Est vote pour des partis extrémistes : pour se faire entendre.
Mais l'Ouest n'a pas été seulement déplaisant et dominateur : il a reconstruit l'Est, qui est maintenant flambant neuf. Ce qui lui a coûté très cher (80 à 100md€/an, pendant plusieurs décennies !). Du coup, il n'a pas investi dans ses propres infrastructures, et ses citoyens ont subi trente ans de sur imposition (à quoi on pourrait ajouter les réformes Schröder, qui ont produit une précarisation de l'emploi). Voilà ce que disait un reportage de France Culture.
Comme quoi, l'enfer peut être pavé de bonnes intentions. Comme quoi, aussi, les Allemands ne sont pas toujours allemands : eux-aussi peuvent rater un changement faute de l'avoir correctement préparé.
L'Ouest s'est comporté en donneur de leçons, a colonisé l'Est, a mis ses entreprises en faillite, ses citoyens au chômage, et a provoqué l'exode des jeunes (ce qui me vaut d'avoir une cousine allemande de l'Est !). Voilà pourquoi l'Est vote pour des partis extrémistes : pour se faire entendre.
Mais l'Ouest n'a pas été seulement déplaisant et dominateur : il a reconstruit l'Est, qui est maintenant flambant neuf. Ce qui lui a coûté très cher (80 à 100md€/an, pendant plusieurs décennies !). Du coup, il n'a pas investi dans ses propres infrastructures, et ses citoyens ont subi trente ans de sur imposition (à quoi on pourrait ajouter les réformes Schröder, qui ont produit une précarisation de l'emploi). Voilà ce que disait un reportage de France Culture.
Comme quoi, l'enfer peut être pavé de bonnes intentions. Comme quoi, aussi, les Allemands ne sont pas toujours allemands : eux-aussi peuvent rater un changement faute de l'avoir correctement préparé.
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