samedi 1 mars 2014

Anthropologie de l’Académie des belles lettres

La semaine dernière j’ai assisté à une séance de l’Académie des inscriptions et belles lettres (billet précédent). J’ai découvert que le 23 quai Conti abritait plusieurs académies. (L'Académie française, l'Académie des inscriptions et belles-lettres, l'Académie des sciences, l'Académie des beaux-arts, l'Académie des sciences morales et politiques.)

Si l’on retire le prestige de l’établissement, que reste-t-il ? Un petit nombre d’universitaires âgés, respectables mais pas très impressionnants ; une salle de réunion (grande salle des séances) que se partagent les académies ; deux bibliothèques ; et des rites curieux : en ce qui concerne les belles lettres, les académiciens produisent quelques notes de lecture sur des ouvrages qui leur ont plu.

Tout ceci est-il d’une grande utilité ? Y trouve-t-on un esprit propice à la recherche et l’innovation, ou plutôt au conservatisme ? Vu notre peu de talent à réformer, il est prudent de ne toucher à rien ?