J'aide beaucoup de monde. C'est un trait quasi génétique. Un phénomène qui me surprend toujours est le "réflexe totalitaire".
Quelqu'un qui souffre tend, paradoxalement, à vouloir renverser l'ordre des choses, en s'affirmant comme le meilleur. Par exemple quelqu'un qui est désorganisé va dire que la désorganisation est mieux que l'organisation, ou quelqu'un qui souffre de la hiérarchie des diplômes en France va affirmer que le sien est meilleur que celui de polytechnique.
Aristote s'est penché sur cette question. Il explique que l'envers d'un vice est un autre vice. La bonne réaction au vice, c'est le "juste milieu" entre lui et son opposé. Juste milieu à chercher au coup par coup.
Ici, je crois que le juste milieu, c'est la différence. Le monde est comme un écosystème naturel, il s'enrichit de la diversité. En revanche, il crève du totalitarisme ?
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mercredi 1 juillet 2020
vendredi 20 mars 2020
Profiteurs de guerre ?
La pandémie en cours pose à nouveau la question des "profiteurs de guerre". Alors que les soignants, les policiers, les caissiers de supermarchés, les routiers et bien d'autres, risquent leur vie, certains vont-ils profiter de la situation ?
On me parlait de RSE et de concepts compliqués. Mais n'est-ce pas une simple question de conviction ?
Je me souviens des étudiants qui cherchaient à comprendre ce qu'ils devaient me dire pour avoir une bonne note. Et je me demande si, au motif d'enseigner le bien, on ne nous fait pas subir un lavage de cerveau qui masque l'essentiel.
On me parlait de RSE et de concepts compliqués. Mais n'est-ce pas une simple question de conviction ?
Je me souviens des étudiants qui cherchaient à comprendre ce qu'ils devaient me dire pour avoir une bonne note. Et je me demande si, au motif d'enseigner le bien, on ne nous fait pas subir un lavage de cerveau qui masque l'essentiel.
vendredi 11 octobre 2019
Que dit la science ?
Le Monde s'interroge :
Pour bien aborder la question de la PMA, relisons "Le savant et le politique" de Max Weber ?
PMA : un enfant a-t-il vraiment besoin d’avoir « un papa et une maman » ?Il y a quelques années, Monsanto déclarait qu'il avait la science pour lui. Que l'innocuité des OGM était prouvée. Beaucoup de gens n'ont pas été convaincu. Le grand mouvement pour le développement durable n'est-il pas la remise en cause de tout ce que la science a encouragé l'homme a faire ?
La révision de la loi bioéthique pourrait ouvrir l’accès à la PMA aux couples de femmes et aux femmes célibataires. Les opposants clament qu’un enfant a besoin d’un père et d’une mère pour son bien-être. Qu’est-ce qu’en dit la recherche scientifique ?
Pour bien aborder la question de la PMA, relisons "Le savant et le politique" de Max Weber ?
vendredi 19 janvier 2018
Bioéthique
Hier matin j'entendais parler de Bioéthique. Une invitée de France Culture affirmait que nous avions une loi beaucoup trop contraignante. Elle bloquait l'innovation. Elle n'était pas en phase avec l'évolution de la société. Nous étions les seuls dans ce cas. La loi avait été écrite par des vieux, qui n'étaient pas représentatifs. Mais elle n'avait rien contre les vieux, puisqu'elle était elle-même grand mère.
Je ne connais rien à la fameuse loi. Mais cette grand mère est bien de son temps. Elle illustre les travers du débat contemporain. En effet, en quoi est-ce un argument recevable, que de dire que nous avons tort, parce que nous ne pensons pas comme les autres ? ( Et quels autres ?) En quoi une loi bioéthique forte est-elle contradictoire avec l'opinion de la société ? N'entend-on pas que les sondages constatent que cette société croit à la théorie du complot, donc n'a pas confiance en ceux qui décident de son sort ? Cette société a-t-elle envie de relâcher le contrôle sur la manipulation du vivant ?
Avant de parler de bioéthique, parlons éthique ? C'est ce type d'argumentation fautive qui fait le lit de M.Trump ? ( Un autre grand père.)
Je ne connais rien à la fameuse loi. Mais cette grand mère est bien de son temps. Elle illustre les travers du débat contemporain. En effet, en quoi est-ce un argument recevable, que de dire que nous avons tort, parce que nous ne pensons pas comme les autres ? ( Et quels autres ?) En quoi une loi bioéthique forte est-elle contradictoire avec l'opinion de la société ? N'entend-on pas que les sondages constatent que cette société croit à la théorie du complot, donc n'a pas confiance en ceux qui décident de son sort ? Cette société a-t-elle envie de relâcher le contrôle sur la manipulation du vivant ?
Avant de parler de bioéthique, parlons éthique ? C'est ce type d'argumentation fautive qui fait le lit de M.Trump ? ( Un autre grand père.)
mercredi 23 décembre 2015
Ethique et gouvernement
Il y a quelques temps, un journaliste de France Culture citait Max Weber et son analyse de l'éthique (Le savant et le politique). Il m'a semblé qu'il voulait justifier le fait que le gouvernement soit passé de l'éthique de la conviction à l'éthique de la responsabilité, à la suite des attentats du 13 novembre.
L'éthique de la conviction, c'est être piloté par des principes, auxquels on sacrifie tout, et surtout les autres. l'éthique de la responsabilité, justifie le moyen par la fin. Pour ma part, contrairement au journaliste, mais probablement en accord avec Weber, il me semble qu'il faut les deux. Si l'on n'a pas de conviction on n'est rien. La responsabilité, c'est atteindre ses objectifs grâce à ses convictions. Car ces convictions sont aussi une aide à la décision, un moyen de traiter une question. "La démocratie est le pire des régimes, à l'exception de tous les autres" dit Churchill, par exemple.
Comment arrive-t-on à avoir des convictions ? Peut-être, comme Churchill, en bataillant avec les éléments, pour savoir ce qui tient et ne tient pas. Ou peut-être ce à quoi on tient suffisamment pour pouvoir tout lui sacrifier ?
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