Affichage des articles dont le libellé est 2015. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 2015. Afficher tous les articles

samedi 23 janvier 2016

Notre culture serait-elle vide de sens ?

Jeanne Bordeau étudie notre langage. Chaque année elle en fait des tableaux. Le 21 janvier dernier, j'étais invité au vernissage de son exposition 2016 (les mots de 2015). 

Un tableau m'a frappé, il est en devanture. Il traite du thème de la culture. Et il ne dit quasiment rien. Il n'y a plus rien à dire sur la culture ! Ce qui est frappant, parce que, comme l'observe un livre de Jean-Pierre Le Goff, la culture a été un projet politique. C'est l'âme des transformations que la France a subies depuis un demi-siècle. Programme de gauche, même s'il a peut-être des origines de droite. Ce tableau me paraît dire, comme le livre, que l'utopie a sombré. Elle a laissé un vide béant. Celui du sens. Nous sommes orphelins d'une vision partagée. 

(Les tableaux peuvent être vus au Médicis, 5 rue Médicis, Paris. (A côté du Jardin du Luxembourg.)

mercredi 23 décembre 2015

Les forces qui transforment la France

La population française regorge d'idées et d'initiatives de toutes sortes. Les gens sont pragmatiques, astucieux, inventifs. Là est notre véritable richesse. Leurs projets répondent à des besoins réels et non à des lubies d'idéologues. C'est à la base de notre société que réside notre plus grand potentiel de développement économique. En quelques mois, au moins un million d'emplois pourraient être créés. Alors qu'attendons-nous? (Bernard Chokrane, dans le Figaro.)
Le pouvoir, gauche droite, est un couvercle de conservatisme sur une société pleine de potentiel, dit-on de plus en plus. Apparemment, il y aurait (au moins ?) deux types de forces venant d'en bas. Le FN, pour commencer. Un mouvement associé au refus du monde tel qu'il est devenu, avec peut-être le désir d'en découdre. Ses membres ? Des victimes de la "désintégration" de la société, ou des personnes à qui elle fait peur ? 

La seconde tendance aurait quelque-chose de Podemos. C'est la génération Internet. Elle est individualiste et ouverte au monde, elle veut réussir, et, peut-être, gagner de l'argent. Mais elle a probablement aussi des idéaux désintéressés. Les règles de la globalisation lui agréent, mais les potentats lui bloquent le passage. Et elle les trouve incompétents.

Et le système de protection sociale dont on dit qu'il est notre particularité ? Il se peut qu'il n'y ait plus que le gouvernement qui croit que le Français y est attaché. Peut-être que la "flexisécurité" est ce que demande l'esprit du temps ? Un Etat qui ne soit plus une ligne Maginot, mais qui encourage l'initiative ? 

mercredi 31 décembre 2014

2015 : retour du populisme

La presse anglo-saxonne ne parle que du retour du populisme.

A qui la faute ? Qui a dit que l’Etat n’était pas la solution mais le problème ? Que l’Europe, c’était le mal ? (Tout en manipulant l’Europe pour qu’elle devienne un « grand marché » ouvert au maximum de pays.) Qui a dit que tout devait être gratuit (Internet), que même les insolvables devaient pouvoir emprunter… ? Bref, que le bonheur viendrait de l’élimination de toutes les contraintes, qu’il était « interdit d’interdire » et qu’il fallait « déréglementer » ? Que la destruction pouvait être créatrice ?

Et maintenant le peuple découvre qu’il est le dindon de la farce ? Il cherche des solutions à ses problèmes ? Mais des solutions du même type que celles qu’on lui a proposées : simples ?

samedi 27 décembre 2014

Prévisions du gouvernement : 2015, le redressement

Suite de ma série sur notre avenir en 2015...

Si j'en crois ce que disait France Culture, hier, notre gouvernement prévoit un 2015 faste. Alors que les conjoncturistes semblent penser que les conditions d'une crise sont réunies.

Comment expliquer ce paradoxe ? Ses prévisions sont une rationalisation de ce qui caractérise sa politique : l'attentisme ? Autre idée ?

vendredi 26 décembre 2014

2015 : prévisions de The Economist

Un thème pour ce blog en fin d'année pourrait être la collecte de prévisions. Après celles de Bertrand Chokrane, voici celles de The Economist. Les deux ne sont pas d'accord sur tout (en particulier, la Grèce, l'Allemagne et la Russie), mais, au moins, sur le fait que 2015 devrait vraiment très mal se passer. Comme d'habitude The Economist a trouvé une raison imparable : notre situation actuelle ressemble de manière surprenante à celle de la fin des années 90. Cela nous prépare une crise. 
A FINANCIAL crash in Russia; falling oil prices and a strong dollar; a new gold rush in Silicon Valley and a resurgent American economy; weakness in Germany and Japan; tumbling currencies in emerging markets from Brazil to Indonesia; an embattled Democrat in the White House. Is that a forecast of the world in 2015 or a portrait of the late 1990s?
Et l'article se termine ainsi :
The economics of 2015 may look similar to the late 1990s, but the politics will probably be rather worse.
Bonne année !  

jeudi 25 décembre 2014

Prévisions pour 2015

Prévisions d'un prévisionniste, Bertrand Chokrane. Article qui s'intitule bizarrement "le lac des cygnes noirs". Bizarrement, parce que la théorie du cygne noire semble dire que l'avenir est imprévisible. Qu'est-il prévu (notamment) ?
  • Que la baisse du pétrole n'est que passagère, parce qu'effet d'un jeu du marché financier. 
  • Que la Grèce va sortir de la zone euro
  • Que l'Allemagne serait plus fragile qu'on ne le penserait, et peut-être à l'origine d'une crise massive, ses ménages étant endettés. 
À force de privilégier le travail mal rémunéré, les dettes hypothécaires allemandes donnent des signes de toxicité, notamment la Deutsche Bank, qui possède 60 % de cette dette, est très fragile. Les Allemands sont propriétaires de leur logement, mais ils le sont à crédit. Du fait du ralentissement économique, les banques allemandes, déjà fragilisées par les actifs toxiques qui se trouvent dans leur bilan, pourraient poser un grave problème, étant donné les difficultés de remboursement de nombre de ménages. La Deutsche Bank est une banque systémique et on peut imaginer que le scénario de 2008 se reproduise, mais en pire.
  • Peut-être un peu contradictoirement il est aussi dit que l'Allemagne demeure solide. 
  • La France tient l'Europe en otage. 
  • L'embellie américaine est sans lendemain. 
  • Conclusion :
Pour conclure, le pire est devant nous. Mais le pire n'est jamais décevant, dans la mesure où il nous oblige à inventer, à être intelligents, dans notre façon de réguler l'économie. Il est clair que le personnel politique n'a plus beaucoup de prise sur des mécanismes économiques et financiers qui dépassent les territoires qu'il gère. Il est désormais acté que les États-Unis perdent définitivement leur suprématie géopolitique et économique, tout espoir de reprise économique et de réindustrialisation étant un leurre. L'avenir est désormais à l'Est.
à suivre...