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jeudi 29 septembre 2022

Conquête de l'espace ?

Comment voyait-on la conquête de l'espace dans les années 50 ? 

La BBC rediffuse des récits d'anticipation de ces années là. On prévoyait correctement que l'on irait sur la lune dans les années 60. Seulement, on ne voyait pas les astronautes comme les robots qu'ils sont devenus, mais comme des aventuriers, ayant les commandes de leur appareil. 

On s'attendait à conquérir, rapidement, le système solaire, et peu après l'univers. Surtout, on était certain d'y trouver une vie qui ressemble plus ou moins à la nôtre. Soit qu'elle soit pacifique, soit, au contraire, redoutablement destructrice. On allait voyager dans le temps. Ce qui est une condition nécessaire à un projet de conquête ayant un minimum d'ambition. Et probablement la suite naturelle des découvertes scientifiques de l'époque. 

Qui, en dehors d'Elon Musk et de quelques attardés, croit encore à la conquête de l'espace ? Cela présentait un intérêt lorsque c'était un rêve, de même que les Soviétiques rêvaient de liberté ? 

Les Irlandais n'ont plus aucune envie d'immigrer. Ils sont heureux chez eux. L'humanité va-t-elle bientôt leur ressembler ? Le temps des conquêtes serait-il fini ? 

dimanche 28 août 2022

Post post modernisme

Un billet précédent cherchait à caractériser notre temps. Peut-on "prévoir l''avenir" ? 

Hegel ? Le changement est dialectique. L'histoire est succession d'opposés. Société technocratique après guerre, puis libéralisme. "Interdit d'interdire". "Post modernisme" : Lumières et l'Occident, sont le "mal". 

La difficulté de l'exercice est qu'il n'y a pas qu'un contraire, de même qu'il n'y a pas une seule façon, pour un enfant, d'avoir un air de famille. Et que l'on tend à comprendre ce qui s'est passé après coup. 

Un essai, pour commencer :
  • De la "raison pure" à la "raison pratique"
  • De l'artificiel et de la "donnée", à la nature  
  • Du Yang au Yin : du chacun pour soi macho à la solidarité 
  • De la globalisation à la résilience 
  • De la volonté de puissance à la générosité 
  • De l'hybris à la prudence

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mardi 10 novembre 2020

Vive la guerre froide ?

Amérique post Trump. Prospective. Après les changements internes d'un précédent billet, les changements externes.

"Continuité". Ai-je entendu, dans l'émission Affaires étrangères de France Culture. 

Ce ne sont pas les présidents qui dirigent les Etats, mais les intérêts. Et, aux USA, il y a les "swing states", et ils exigent que la politique de M.Trump, revivifier la base industrielle, soit poursuivie. Plus étonnant ? M.Trump n'aurait pas fait d'erreurs en termes de politique étrangère. Et le désengagement international, commencé avec M.Obama, se poursuivra. Certes, on devrait à nouveau parler de droits de l'homme. (Mais pour mieux ennuyer ses concurrents ?)

Un invité russe rappelait que les démocrates sont beaucoup plus belliqueux que les Républicains. On se dirige vers une guerre froide, avec la Chine. Surtout pour des raisons de suprématie technologique, mais, aussi, du fait Taiwan dont la Chine veut s'emparer.  Renaissance d'un front occidental ? L'OTAN reprend du service ? Mais l'UE devra assumer sa part des dépenses. 

Quant à l'avenir de l'UE (bloc souverain ou passoire ?), il dépendra d'où Allemagne verra son intérêt : à l'extérieur ou à l'intérieur. 

lundi 9 novembre 2020

Amérique post Trump

Un billet a fait surgir l'hypothèse, inattendue, d'une Amérique blanche, millénariste, qui livre sa dernière bataille avant d'être submergée par les majorités colorées. Seule possibilité ?

Et si, contrairement à ce que j'ai dit précédemment, la composition de la Cour suprême représentait l'avenir de l'Amérique ? Une Amérique qui renaissait d'un rejet réflexe des excès de l'extrême gauche intellectuelle ? 

Ce serait un retour aux valeurs traditionnelles, notamment religieuses, partagées par tous les composants de la population. La gauche pourrait se fracturer : le libertarisme, autre valeur américaine forte, rejetant le puritanisme ("cancel culture"). Les intellectuels redeviendraient une minorité contestataire, irresponsable. 

Ainsi, tout rentrerait dans l'ordre ? Hybris, Nemesis, Catharsis ?

vendredi 30 octobre 2020

Théorie des contraintes

J'entendais un hospitalier dire : je n'aurai bientôt plus de lits, il faut confiner. 

Cela pose un intéressant problème. Le confinement est-il lié à un nombre de lits ? Si c'était le cas, quel est le coût indirect (arrêt de l'économie) de la "bonne gestion" des hôpitaux, l'obsession de nos derniers gouvernements ? 

Une question plus compliquée serait le cas d'une crise réellement violente (sans même imaginer les conséquences de celle de 29), résultat d'un confinement un peu trop efficace. Comment jugerait-on les mesures prises actuellement ? Où l'on voit que les décisions à prendre ne sont évidentes qu'après les faits.

vendredi 9 octobre 2020

Les bases génétiques de la prospective ?

"Il est parfaitement vrai que tout, chez les êtres vivants, vient de l'expérience (...) mais pas de l'expérience actuelle (...) de celle accumulée par l'ascendance entière de l'espèce au cours de l'évolution." (Jacques Monod, La Recherche, 1970.)

Selon cette théorie, l'expérience de l'espèce aurait façonné ce que nous pouvons percevoir du monde, et la façon dont nous le percevons. Tout cela nous serait transmis de génération en génération par l'intermédiaire de la transmission héréditaire. Ce qui expliquerait que nous puissions nous émerveiller que la nature semble mathématique : nos "instruments" ont été conçus par la sélection naturelle, par la nature même, pour être efficaces. Ce serait pour cela que nous pourrions "simuler" l'avenir.

(Je n'ai jamais été très admiratif de nos capacités à l'anticipation. En conséquence de quoi, j'ai tendance à penser que cette théorie passe à côté de quelque-chose d'important. Peut-être que le monde est en création permanente.)

vendredi 2 octobre 2020

Prospective coronavirus

Que sait-on de la lutte contre le coronavirus, et quelles conclusions peut-on en tirer pour notre économie, et notre société ?

Dans le meilleur des cas, la vaccination aura lieu en 2021. Dans le pire, elle peut ne pas marcher. En effet, la dernière phase de test sera la première phase de vaccination. Ce qui signifie que les premiers millions de vaccinés seront des cobayes, et que l’on peut détecter, grâce à eux, des effets indésirables (qui peuvent être, bien sûr, plus graves que le coronavirus, maladie généralement bénigne !), qui conduiront à l'arrêt de l'utilisation du vaccin concerné.

En outre, les vaccins vont arriver les uns derrière les autres. Donc, même en étant vacciné mi 2021, on ne pourra pas être certain de ne pas être dans une première vague de cobayes d'un nouveau vaccin. D’ailleurs, il semblerait qu’un vaccin ne marche pas à 100%… Ce qui peut signifier que l’épidémie peut se maintenir, même si la vaccination réussit.

Plus généralement, cela pose la question de l’innocuité du vaccin, donc celle de l’usage de la vaccination pour les prochaines pandémies. En effet, on ne peut pas dire avant de les essayer, pendant des années, quels seront leurs effets secondaires. Par exemple, la possibilité que certains modifient notre génome ne peut être écartée. (Tous OGM ?) Au nom du complot, il ne sera pas éternellement possible d'interdir le débat public.

En résumé, il y a des chances pour que les turbulences actuelles se maintiennent. Et que même si elles cessent, une autre pandémie nous frappe dans quelques années, avec des effets au moins similaires.

Le virus n'est que la partie émergée de l'iceberg
Le vaccin, c'est la défense du statu quo. L'économie qui ne change pas. Il est possible que cette solution ne soit pas viable. Pour lutter contre la pandémie, il va falloir probablement un changement, et celui-ci devra être social, dans le prolongement des mesures actuelles, que l'on croit provisoires (arrêt d’une certaine forme de globalisation, non essentielle, etc.).

Surtout, ce que nous découvrons, c'est que notre société est "fragile". Ce qui jadis aurait été un événement mineur, localisé, dont personne n'entend parler, devient maintenant un mal mondial. Et cet événement mineur peut être beaucoup de choses, pas uniquement un virus. Nous devons rendre notre société résiliente. Et cela, ce n'est pas un vaccin qui nous le permettra.

samedi 25 juillet 2020

Sida et coronavirus : même combat ?

Impacts du coronavirus sur la société ? Peut-être pas ceux que désirent les activistes de tout bord, mais, bêtement, une société qui parvient à fonctionner en dépit des épidémies. Cela n'est pas la fin de la mondialisation (ne serait-ce que parce qu'elle est un facteur de diversification des risques), mais une autre mondialisation : on voyagera moins mais mieux, par exemple, et l'on n'échangera que ce qui est essentiel (fin des poulets élevés à un endroit, congelés à un autre, découpés dans un troisième, et consommés encore ailleurs.)

Au fond, c'est peut-être aussi ce qui a résulté du sida. Les pratiques sexuelles ont évolué, mais l'humanité y a-t-elle perdu, pour autant ?

Et s'il n'y avait pas de plaisir sans un peu de gène ?

samedi 13 juin 2020

Open innovation : notre avenir ?

Open innovation. Mot apparu au début des années 2000. Définition : contraire de "closed innovation" ! Closed innovation : innovation qui vient de l'intérieur de l'entreprise. Closed innovation a été la norme. C'est ainsi que des monstres comme IBM, Boeing ou GM ont imposé leurs monopoles.

Maintenant, les multinationales achètent des start up. Il y a aussi Android et Google (Android est donné, pour imposer un standard Google) et les écosystèmes de développeurs autour de "plates-formes" logicielles.

Mais ce n'est pas tout. Les abeilles pollinisent les plantes. Pourquoi ces plantes ont-elles un intermédiaire ? Cette "complexité" est le propre des écosystèmes naturels. Elle est créative. Il en est de même avec les entreprises : rassembler des entreprises ayant des compétences différentes fait émerger des possibilités nouvelles.

Contrairement aux modèles "d'open innovation" dominés par un acteur central, c'est une "open innovation démocratique". Elle permet de créer immédiatement quelque-chose de neuf. C'est un moyen de sauver des entreprises en difficultés.

mardi 9 juin 2020

Le monde d'après sera-t-il nécessairement plus vert ?

Si l'on en croit ce qu'on lit, il y a envie de changer de monde. L'écologie a-t-elle vaincu ?
Des forces contradictoires sont en présence :
  • Le ralentissement économique va toucher en premier les jeunes, qui sont les troupes de choc de l'écologie. Cela pourrait en faire des Gilets jaunes. Plutôt diesel que SDF.
  • Un "green deal" mondial serait une "destruction créatrice" : en forçant à réinventer l'économie il créerait des "opportunités de business", comme le font les guerres. Voilà ce qu'aime le monde des affaires. Paradoxalement, ce pourrait être une nouvelle révolution industrielle
Et les bons sentiments, là-dedans ? Ils ne peuvent pas grand chose face aux mécanismes qui régissent l'humanité, et qui sont économiques.

(Bien sûr, on peut imaginer faire basculer la logique régissant la société, mais c'est ce qu'un très grand nombre de gens ont tenté de faire, depuis longtemps, sans résultat, ou, plutôt, avec des résultats désastreux.)
Environmentalists on back foot as Germany’s newest coal plant opens 
Coronavirus and possible recession heap challenges on fight against fossil fuel lobby (Financial Times)

mercredi 13 mai 2020

Monde d'après : quels scénarios ?

J'ai découvert qu'il y avait une très forte aspiration a se débarrasser d'un Etat centralisateur dont l'administration s'est ridiculisée pendant l'épidémie. Ce serait facilité par Internet.

Et le contraire ? Un monde parcouru par des épidémies, où chacun reste chez soi ou se déplace dans une cellule isolée, et est alimenté par des circuits d'approvisionnement protégés, où des Instituts Pasteur jouent le rôle de système immunitaire collectif, où les mouvements de chacun sont pistés par leur téléphone, devenu obligatoire. Le rêve d'Uber, sans Uber. L'homme comme cellule d'un corps social.

Y a-t-il un prospectiviste dans la salle ?

jeudi 30 avril 2020

Le boom du plexiglass

Mort de l'open space et boom du plexiglass. Conséquence imprévue du virus.

Les épidémies sont des "points singuliers" diraient peut-être les mathématiciens. Il y a rupture de continuité. L'après est différent de l'avant. C'est pourquoi le déterminisme (croyance de beaucoup de scientifiques) ne peut être justifié ? Et pourquoi le prospectiviste a toujours tort ?

jeudi 27 février 2020

Le prospectiviste : homme du passé ?

"Avant la fin du siècle New York sera à vingt minutes de Paris". Voilà ce qu'écrivait Jean Duché, en 1969, dans Les grandes routes du commerce (Flammarion International Library). On pensait à l'époque que les avions voleraient à Mach 12.

Non seulement ce n'est pas le cas, mais il n'y a plus d'avion commercial supersonique. Même l'aviation militaire, en termes de vitesse, a connu un recul. C'était la guerre froide qui donnait des ailes aux avions.

Le prospectiviste est une pendule arrêtée : il prolonge les tendances du passé. Mais ce n'est pas comme cela qu'avance la société. Elle évolue par changements "systémiques". Elle passe d'un monde à un autre.

mercredi 10 octobre 2018

Profession : visionnaire

Il y a peu, j'entendais qu'un prospectiviste connu avait publié un nouveau livre. C'était déjà une célébrité dans ma jeunesse. Et j'avais été très surpris de le rencontrer durant la bulle Internet. Je le croyais à la retraite, déjà. Surtout, je ne m'attendais pas à l'entendre parler d'informatique. Et, effectivement, ce qu'il disait était risible. Et, il n'y avait même pas besoin d'attendre l'explosion de la bulle pour le comprendre.

Il y a beaucoup de gens comme lui, mais moins connus. Ils sont, tour à tour, spécialistes des réseaux sociaux, du big data, de l'intelligence artificielle, des block chains, etc.

Je pense qu'il serait faux de penser que ce sont des escrocs. Ce sont, simplement, les caisses de résonance de la société. Ils ont une fonction. Si j'arrivais avec une idée séduisante, ils résonneraient pour moi.

mercredi 30 mai 2018

Changement comme création

"Ce monde qui me situe et m'engendre selon la chair, je le change ; par le choix j'inaugure de l'être en moi et hors de moi" (Paul Ricoeur).

Et si le changement créait de "l'être" ? De même que le physicien parle de "big bang", et si mes décisions créaient du totalement neuf, et inimaginable avant cette création ? Est-ce votre définition de changement ? Si P.Ricoeur a raison, peut-il exister des "prospectivistes", comme J.Attali ?...

mercredi 2 mai 2018

La dialectique du maître et de l'esclave

La dialectique du maître est de l'esclave, n'est pas ce que l'on croit, m'a-t-on dit en terminale. Malheureusement, je n'ai jamais su ce que "l'on" croyait, et donc ce qu'il fallait penser de la dite dialectique.

Ce serait l'explication que donne Hegel de la Révolution française. Dans un premier de temps, il y a guerre. Celui qui ne craint pas la mort gagne. C'est le maître (l'aristocrate), l'autre est esclave. Le maitre devient alors cigale, et l'esclave fourmi... (Mon interprétation, douteuse.)

Et si ce phénomène s'était reproduit récemment ? L'oligarque Khodorkovsky expliquait comment il s'est s'enrichi phénoménalement à une époque de misère : nous avons tous joué au même jeu, vous avez perdu, j'ai gagné. L'aristocratie intellectuelle, "l'élite", a gagné, qu'elle dirige Goldman Sachs ou le parti démocrate. Le reste s'est plus ou moins trouvé en difficulté, sans comprendre pourquoi. Maintenant, revanche de l'esclave ?

(Il y a des moments où les équilibres se rompent : une partie de la population trouve le moyen d'exploiter l'autre ? Mais, c'est instable ?)

vendredi 23 mars 2018

Fin de l'histoire ?

Le progrès pourrait-il s'arrêter ? Les dix mille ans passés sont étranges. Peut-on continuer à ce rythme encore dix mille ans ? Je soupçonne ce qui suit, que j'aurais bien du mal à justifier :

Le moteur du changement, durant cette période, fut la "raison". La caractéristique première de cette raison, c'est la communication à longue distance. Elle donne donc à l'homme un atout social : l'espèce humaine peut se coordonner. Mais, il semble qu'elle ait aussi provoqué l'illusion de l'individualisme. Illusion qui a conduit à la "destruction créatrice". Elle débouche aujourd'hui, paradoxe apparent ?, sur Internet, le réseau de communication universel par excellence. La société d'individus est devenue totalement interdépendante ! Il est possible que l'on soit en train de prendre conscience de la course folle qu'a été le progrès. Et que cela nous conduise à l'arrêter. L'état stable serait le communisme. Pas au sens URSS, mais à celui d'Elinor Ostrom. C'est-à-dire d'une gestion collective de ce qui est nécessaire à la collectivité (cf. le code de la route).

De tels états stables auraient existé pendant quelques siècles ou quelques millénaires chez certaines collectivités humaines plus ou moins isolées. (Les pygmées, par exemple, peut-être les Egyptiens anciens ou encore les Chinois, à certaines périodes.) Par ailleurs, il n'est pas sûr que nos dix mille ans aient été une durée de changement rapide. On peut imaginer que c'est le temps qu'il faut à une espèce pour s'adapter à la niche écologique qu'elle vient de découvrir. (Cf. le dinosaure "devenant" oiseau.)

dimanche 11 mars 2018

Progrès et anxiété de survie

Le progrès ne fait que s'accélérer disaient des amis. Je ne le crois pas.

Il a freiné. Mon idée du progrès, c'était le moteur, l'électricité, la voiture, l'avion, la fusée, les téléphones, les télévisions, l'électroménager, les antibiotiques (l'hygiène d'abord, qui a prolongé radicalement notre vie), la génétique, l'industrie agroalimentaire, l'ordinateur, l'énergie nucléaire, la physique qui faisait sans cesse des découvertes fondamentales, ou même les mathématiques qui inventaient continuellement de nouvelles disciplines. Mais aujourd'hui ? Rien n'a remplacé le Concorde, par exemple. La vitesse des avions de combat a régressé, faute de combattants. De même que celle des fusées. Ailleurs, comme pour les OGM, le nucléaire, ou le bricolage génétique, le progrès inquiète. L'innovation ne fait plus de sauts quantiques. Elle est de plus en plus coûteuse. Notre bibliothèque, c'est le web, et il lui faut des masses d'électricité pour rester éveillée ! Les économistes parlent de rendements décroissants. Serait-ce le cas ?

Surtout, le progrès ne se fait pas seulement parce qu'il est possible. Nassim Taleb dit que les tribus arabes ont trouvé que, dans le sable, le chameau était plus pratique que la roue. Je me demande si, en Occident, le progrès n'a pas été mû par la lutte de l'homme contre l'homme dont parle le philosophe. En Angleterre, par exemple, le coût du travail s'affaisse, on remplace la machine par l'homme. La guerre, qui obéit au même principe, a été un grand moment d'innovation. Ce serait probablement le cas d'une catastrophe climatique. Sans anxiété de survie, pas de progrès

Le moyen-âge est un scénario d'avenir que mes amis devraient envisager.

dimanche 31 décembre 2017

Fin du monde

Ce blog, a commencé avec la crise. Rien n'allait plus. C'est caractéristique des changements, selon Kurt Lewin. Dix ans de doute. Et si 2017 avait été un "tipping point" ?

Le facteur de changement ? La culture américaine ? Elle a conquis le monde. Mais, avec MM.Obama et Trump, la vague se retire. Et M.Macron ? Retour d'un système de gouvernement traditionnel, après cinquante ans d'une tentative de bipartisme républicains / démocrates ?

Et l'avenir ? Pas comme le passé ! Plus les mêmes dominants. Les grandes causes morales ont peut-être connu leur zénith. Alors, France besogneuse et familiale d'après guerre ?

La caractéristique du changement réussi, selon moi, est le "Far West". Des potentiels nouveaux et les risques qui vont avec. (Car conçus pour un système, tous nos réflexes deviennent faux dans un autre.) Pour profiter des uns, sans être victime des autres, il faut "élan vital", envie puissante, et réseau de confiance, répète ce blog. Mais, nul n'est forcé de le croire.

dimanche 1 janvier 2017

Fragile France ?

J'entends la radio se lamenter de l'état de la France. Au contraire, je rencontre beaucoup de gens pleins de volonté de bien faire, et de potentiel. Et pourtant, ils vivent parfois dans des conditions précaires. Pourquoi ce dit potentiel ne se révèle-t-il pas ? Peut-être bien parce qu'il n'est pas conscient d'exister. Et que le discours ambiant est celui de la faiblesse et de la division. Mais il suffit que le succès montre le bout de son nez, pour que le pays se transforme comme un seul homme. Pisse-vinaigres compris.