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samedi 2 avril 2022

Les 39 marches

Joies des séries de la BBC (radio). "The 39 steps". Cela m'a rappelé un film de Hitchcock dont je n'ai, en dehors du titre, aucun souvenir. 

Il s'agit du roman qui a inspiré le film. 

Eh bien, en comparant ce que j'ai entendu avec ce que dit wikipedia du film, toute ressemblance paraît fortuite. En fait, le livre, écrit en 1915, a lancé un genre : celui de l'homme ordinaire pris dans une conspiration mondiale, et qui sauve la planète grâce à son bon sens. 

Grand moment du livre : le héros, un ingénieur des mines, est prisonnier dans une ferme. Comment s'en tire-t-il ? Il se trouve que, par hasard, on y a stocké des explosifs ! La chance sourit à l'esprit éclairé... 

Autre curiosité, le film a été écrit par un vice-roi du Canada. Cela ne pouvait arriver qu'en Angleterre.  

vendredi 23 juin 2017

Les trente neuf marches

Personne ne croît le héros de ce film de Hitchcock lorsqu'il dit la vérité. Alors, il explique qu'il trompe un mari ou encore qu'il est un meurtrier, et il obtient tout ce qu'il veut.

Leçon de vie ? Ou raison du changement actuel ?

jeudi 22 juin 2017

Jamaica Inn

L'auberge de la Jamaïque de Hitchcock : un film de brigands ou de femmes ? Ou, de la complexité de l'âme humaine qui complique tout ? 

D'un côté, il y a les hommes, qui ne sont concernés que par eux-mêmes, par leur bon plaisir, y compris, peut-être, lorsqu'il s'agit de la gloire qu'il y a à servir la justice. De l'autre la femme est amour, de son homme ou de l'humanité ou de sa famille. Tout cela lui fait faire des choses contradictoires, et pas toujours bonnes. Tour à tour, elle sauve ou compromet la justice. L'enfer est souvent pavé de bonnes intentions. 

Peut-être est-ce le jeu de ces forces qui finit par faire que le monde va dans la bonne direction ? Ou peut-être cela plaide-t-il pour le principe de précaution : ne suivons pas mécaniquement nos impulsions ? 

vendredi 9 juin 2017

The lady vanishes

The lady vanishes, d'Hitchcock (1938). Un film sur le changement ? Une personne disparaît. On dit à celle avec qui elle voyageait qu'elle n'a jamais existé. Les gens honnêtes entrent dans la combine. Les uns parce qu'ils ne veulent pas rater un match de cricket, les autres parce qu'ils font un voyage extra marital. Explication de la banalité du mal, dirait Hannah Arendt. Plus prosaïquement, on comprend pourquoi les organisations et les sociétés résistent au changement. Parce qu'il menace de révéler nos médiocres turpitudes. Pire : la personne enlevée n'est pas l'innocente vielle dame que l'on croyait, mais un espion. 

Cela en dit peut être aussi long sur ce qui fait réussir le changement. Ce sont deux innocents. (Voilà pourquoi les innocents finissent en martyrs ? On comprend vite qu'ils sont au dessus de nos petites combines, et qu'ils risquent de les dévoiler ?) Mais aussi une réaction collective. Une fois que la crise éclate, il n'y a plus de place pour le calcul mesquin. 

Film prémonitoire, en ce qui concerne l'Angleterre ? 

(Et pour la France ? Elle a été terrassée avant d'avoir réalisé qu'elle était en crise ?)

samedi 11 décembre 2010

The lodger

Film d’Hitchcock, 1927.

Intrigue habile, mais personnages pas très attachants. Il y a des foules comme dans le cinéma allemand de l’époque. Mais ce n’est pas Fritz Lang, ni Murnau.

Que faut-il pour être un bon cinéaste du muet ? Être capable de transmettre un sentiment par sa seule apparence ? Hitchcock cinéaste d’histoire et pas de sentiment ?

mardi 12 octobre 2010

Pulsions

Film de Brian de Palma, 1980.

Habilement fait. Curieux hommage à Hitchcock. Beaucoup de douches, et un tueur dont la personnalité se dédouble. Je me suis demandé s’il y avait de nombreux gens dans cette situation, ou si elle reflétait une tentation générale due à je ne sais quelle contrainte sociale. (Une variante sur Jeckyll et Hyde propre à un monde qui croit au bien et au mal, et, en essayant de faire le premier, est attiré par le second ?)

Aussi un personnage de jeune intello qui vend ses charmes pour pouvoir investir en bourse. La prostitution comme moyen honnête de faire des affaires ? L’individu est au dessus de toutes les conventions ?...

mercredi 18 août 2010

Les oiseaux

Hitchcock, 1963.

Film surprenant, qui ne ressemble pas aux autres œuvres d’Hitchcock. D’habitude ce sont des aventures humaines interminables. Là quelques actions intenses, et c’est la nature contre l’homme.

J’ai l’impression que cette histoire a inspiré des films d’horreur, sans rapport avec son thème, comme La nuit des morts vivants (où l’on a remplacé la mouette par le revenant), ou Fog (toujours avec des revenants).

Aussi, comme d'habitude, une blonde glaciale saute sur un beau brun viril et une histoire psychologique compliquée, cette fois-ci de relation mère fils. Sont-ce les ressorts de processus mécaniques, « professionnels » à l’anglo-saxonne, qui garantissent le suspens, comme je le pensais dans ma jeunesse, ou faut-il y rechercher l’empreinte de l’inconscient d’Hitchcock, comme le croit l’intello français ?

jeudi 13 mai 2010

Jeune et innocent

Film d’Hitchcock, 1937.

Pas de doute, c’est un film d’Hitchcock. On y fait preuve de présence d’esprit aux moments les plus désespérés, et, on y voit le héros retenir d’une main l’héroïne qui s’enfonce dans un gouffre.

Sinon, c’est un agréable retour vers l’Angleterre des années 30, en un temps où la vie et les mœurs semblaient moins compliquées qu’aujourd’hui. Mais ce n’est probablement qu’une impression. 

dimanche 4 avril 2010

Mort du 3D ?

Il semblerait que Le choc des titans soit un 3D raté.

Notre mode du film 3D pourrait s’achever comme les 2 qui l’ont précédée (1950 et 1980). Les studios se sont jetés sur le 3D, parce qu’il permet d’enfler le prix des places. Or le film doit être conçu avec le 3D en tête, et, ça marche surtout avec l’animation. Conséquence : mort du 3D pour cause de navets ?

Compléments :
  • Je n’ai rien trouvé d’extraordinaire au 3D du Crime était presque parfait d’Hitchcock, et je ne suis pas subjugué par l’avancée technique survenue depuis.